JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
mardi , mai 24 2022

Corruption : la CPD, nouveau dispositif de lutte au Bénin

Au titre des mesures normatives prises en conseil des ministres le mercredi 19 janvier 2022, la création de la cellule d’analyse et de traitement des plaintes et dénonciations (CPD). Ce dispositif placé sous la tutelle de la présidence de la République intègre davantage le citoyen dans la lutte contre la corruption et vient renforcer les actions déjà menées dans ce sens jusque-là.

Inscrite dans les priorités du gouvernement du président Patrice Talon, la lutte contre la corruption au Bénin prend une nouvelle tournure. Avec la création, à la présidence de la République, de la cellule d’analyse et de traitement des plaintes et dénonciations (CPD), le régime en place entend mettre au cœur du dispositif de lutte, les citoyens. Cette énième décision du pouvoir central vient à point nommé dans un contexte où en dépit des efforts déjà consentis, le mal peine à s’estomper des habitudes.

« En dépit des multiples actions entreprises pour lutter contre les faits de corruption et la mauvaise gouvernance ainsi que des sanctions disciplinaires et des poursuites judiciaires qui en découlent, des pratiques préjudiciables aux ressources de l’Etat persistent au sein de certaines structures de l’administration publique », a constaté le conseil des ministres du mercredi 19 janvier 2022. Ce qui justifie donc la prise de ces nouvelles mesures pour, précise le compte rendu du conseil des ministres, la détection des actes répréhensibles et leur poursuite, en soutien aux structures existantes et dans le respect des textes en vigueur.

L’instauration de ce dispositif central de recueil de plaintes et/ou de dénonciations à l’encontre de tout agent public, quel que soit son niveau de responsabilité, vient corroborer la détermination du gouvernement à lutter contre l’impunité aux fins de préserver les finances publiques. « Un tel dispositif permet également de renforcer la participation citoyenne au contrôle de la gestion des affaires publiques », a renchéri le relevé des décisions du conseil des ministres.

En effet, la cellule d’analyse et de traitement des plaintes et dénonciations est dotée de cinq prérogatives principales. Elle se charge entre autres d’analyser les plaintes et dénonciations ainsi que les éléments de preuve fournis par les plaignants ou dénonciateurs ;   d’inciter les citoyens à surveiller la reddition des comptes par les personnes investies d’une parcelle de responsabilité ; de mettre en place un mécanisme renforcé d’investigation sur les cas présumés de corruption ;  de proposer les modalités de poursuite pour chaque cas et enfin de renseigner sur les suites données aux plaintes et dénonciations avérées.

Le conseil a instruit le Secrétaire général de la présidence de la République et le Coordonnateur du Bureau d’analyse et d’investigation aux fins de veiller à l’opérationnalisation de ladite Cellule.

Emmanuel M. LOCONON

À propos laprimeur

Check Also

Bénin : 8 ans après, le Smig s’en va grossir

Rencontre entre Patrice Talon et les partenaires sociaux. 26 avril 2022 @PB By ✍️ LME …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

COVID-19
Aller à la barre d’outils