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mardi , mai 24 2022

Hubert Julien-Laferrière : Me Jacques Migan voudrait débattre de la démocratie avec le député français

Me Jacques Migan est fâché. L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin a réagi à la déclaration du ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian interpelé par le député du parlement de la France Hubert Julien-Laferrière, relativement à la condamnation de l’opposante béninoise Reckya Madougou à 20 ans de prison ferme et 50 millions d’amende pour complicité d’actes terroristes. A ce sujet, « j’ai eu l’occasion de m’exprimer et de faire pression fermement auprès des autorités béninoises », avait déclaré le chef de la diplomatie française.

Ce qui apparait aux yeux de Jacques Migan comme « une mise en scène grotesque », « du pur théâtre mais qui ne m’étonne guère », a lâché sur Reporter Bénin Monde, l’avocat en droit de succession, se disant « révolté de constater qu’une partie de la classe politique française fait malheureusement honte au peuple français en s’éloignant des valeurs républicaines pour rentrer dans des compromissions partisanes avec des opposants béninois qui les obligent à faire des déclarations indignes et malhonnêtes ».

Il déplore l’ingérence de la France dans les affaires judiciaires du Bénin et estime que le gouvernement français ferait mieux de « s’occuper de ses oignons » étant donné que le Bénin « ne se mêle pas des affaires politiques françaises ». Me Jacques Migan met en évidence des condamnations semblables à celles de Joël Aïvo et Reckya Madougou, prononcées par la justice française et au sujet desquelles l’Etat béninois n’a absolument rien dit, principe de souveraineté oblige. Il le dit, et il est disposé à en débattre avec le parlementaire s’il le désire.

« Je n’aime pas trop défier. Mais je voudrais demander à monsieur le député Hubert Julien-Laferrière que je suis prêt à un débat avec lui sur la démocratie au Bénin, la démocratie en France. Débattre avec lui sur la politique béninoise, sur la politique française. Je voudrais qu’il accepte ce débat. Je suis à sa disposition quel que soit le lieu, quel que soit le plateau de télévision ou de radio. Ça peut être en France, ça peut être au Bénin. Je suis prêt à faire le déplacement de Cotonou Paris pour ce débat. Trop, c’est trop parce que quand on ne sait pas, il faut chercher à en savoir », a conclu l’avocat.

Au sujet de ses supposées pressions sur les autorités béninoises, le gouvernement également n’est pas resté muet. A la lecture de sa réaction, le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji voudrait que chacun reste dans son couloir de souveraineté. « Depuis que l’ancien président français a été condamné par deux fois et que certains de ses soutiens ont même douté de l’impartialité de la justice, je n’ai pas noté que le Bénin ait fait pression sur la France pour demander allègement ou l’annulation des peines de Monsieur Nicolas Sarkozy », a rétorqué le Porte-parole du gouvernement béninois.

Emmanuel M. LOCONON

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