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lundi , décembre 6 2021

Cotonou : traquées, des professionnelles de sexe envisagent négocier avec le préfet Alain Orounla

Alain Orounla, Préfet du département du Littoral

A Cotonou, capitale économique du Bénin, le préfet Alain Orounla a récemment lancé une traque contre les travailleuses de sexe. Partir ou rester, ces dernières n’ont pour le moment qu’un seul choix face à la fermeté de l’autorité préfectorale de leur faire plier bagages du Littoral. Mais certaines d’entre elles voudraient passer par la voie de négociation.

Cette traque ne les arrange pas. Les professionnelles de sexe sont remontées contre le préfet du département du Littoral, Alain Orounla qui a décidé de mettre une croix sur le ‘’sex working’’ sur son territoire administratif. Au nombre des raisons évoquées pour justifier cette répression, la question sanitaire.

Pour ces filles de joie, se baser sur leur état sérologique pour expliquer cette méthode répressive non appréciée, c’est méconnaitre les précautions prises dans le secteur. « C’est vrai que nous sommes vulnérables, mais nous allons à l’hôpital chaque 3 mois. Chacun connaît son état sérologique », a déclaré Olga, une travailleuse de sexe, aux micros de Frissons radio. Ainsi, dire aujourd’hui qu’on ne connaît pas l’état sérologique des TS, « ça me paraît bizarre », a rétorqué une autre collègue à Olga qui requiert l’anonymat.

C’est d’ailleurs autour de cette question de suivi médical rigoureux qu’elles voudraient aller en pourparlers avec le préfet Alain Orounla. « Je vais saisir le Programme Santé de Lutte contre le Sida (PSLS) et ensemble, nous allons faire une démarche pour rencontrer le Préfet pour lui établir tout ça », a confié au média, la travailleuse de sexe.

Au total, même si ces professionnelles du plus vieux métier du monde ne partagent pas l’idée de traque engagée contre elles, elles sont bien conscientes de l’importance d’encadrer le secteur. Mais elles ne sont par ailleurs pas prêtes à disparaitre aussi simplement pour donner corps à l’entreprise « d’assainissement, de santé et de sécurité publiques » du Préfet du Littoral.

Quant à lui, Alain Orounla est déterminé à mener à terme cette guerre parce que convaincu que la prostitution est « un génocide …avec une autre arme, le sexe, on tue en silence », avait-il déclaré au cœur de la répression.

Stanislas YATOPA

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