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samedi , décembre 4 2021

Agressions sexuelles : 8 ans de prison ferme requis contre Koffi Olomidé

Koffi Olomidé

En France, la cour d’appel de Versailles a requis, lundi 25 octobre, huit ans de prison ferme contre l’artiste Koffi Olomidé. La star de la rumba congolaise est accusée par quatre de ses anciennes danseuses, d’agressions sexuelles et de séquestration. Des faits que le mis en cause a niés à la barre.

Dans cette même affaire, Koffi Olomidé, 65 ans, avait été condamné en 2019 à deux ans de prison avec sursis pour ‘’agression sexuelle’’ sur mineure, contre une réquisition de sept ans d’emprisonnement ferme. Deux ans après, le ministère public ayant fait appel après le premier procès tenu en l’absence de la star, l’artiste franco-congolais s’est présenté pour la première fois, lundi, à la cour d’appel de Versailles pour répondre de ses actes.

Retour sur le ‘’naufrage’’ du premier jugement donc avec quatre plaignantes, des jeunes femmes qui, à l’époque où remontent les faits, accompagnaient le chanteur en tant que danseuses lors de ses tournées en France. Dans leurs plaintes déposées entre 2007 et 2013, elles accusent la star de les avoir obligées entre 2002 et 2006, à tenir régulièrement des rapports sexuels avec lui, séquestrées dans un pavillon près de Paris.

Séquestration ? Koffi Olomidé rejette à la barre cette accusation et explique que les plaignantes se rendaient sur les Champs-Elysées et demandaient parfois d’être accompagnées. Un argument que les femmes semblent contredire affirmant à l’instruction être souvent «escortées contre leur gré ». Mais pour le mis en cause, évoquant un ‘’droit de regard’’ sur ses danseuses, il devait s’assurer de leur intention de rester illégalement en France ou pas après la tournée.

Pour se soustraire de la supposée séquestration, se servant d’une corde de drap, les plaignantes se seraient échappées de l’appartement en juin 2006, les gardes endormis sous l’effet de somnifères, selon les informations recueillies lors des enquêtes. Tout ça, « c’est du cinéma », a retoqué Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomidé pour qui le comportement des femmes s’expliquait par leur obstination à rester sur le territoire français. « Le retour au Congo était imminent, elles savaient qu’on allait repartir au Congoelles voulaient donc rester en France à tout prix.», avance à la barre le chanteur.

« C’est faux, c’est tout faux »

Quant aux accusations d’abus sexuels, à en croire les plaignantes, les parties de jambes en l’air se tenaient by force parfois à l’hôtel ou en studio d’enregistrement. Halluciné, l’accusé s’est écrié : « C’est faux, c’est tout faux, à aucun moment je n’étais seul avec ces filles ». Alors que le local abrite  d’ingénieurs de son, d’assistants, « comment vous pouvez faire l’amour dans un studio ? », s’étonne Koffi Olomidé face aux accusations.

Par ailleurs, en ce qui concerne le mauvais traitement déploré chez ‘’l’homme puissant’’ par ses anciennes danseuses, il n’en est pas question car ces dernières « gagnent 600 euros » par tournée, a fait savoir le chanteur pour se défendre.

Me Antoine Vey, l’avocat de la star a plaidé en faveur de son client, soulignant le manque d’éléments tangibles de preuve. Le jugement a été alors mis en délibéré au 13 décembre 2021.

Des relents du passé

En 2016, Koffi Olomidé avait été chassé du territoire kényan après avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses. L’affaire a fait le tour des réseaux sociaux, renvoyant aux souvenirs de sa condamnation en République Démocratique du Congo, RDC, en 2012. Il lui avait été reproché des faits de violence.

Emmanuel M. LOCONON

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