JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
jeudi , octobre 21 2021

Légalisation de l’avortement en Afrique : un complot de l’occident, jure le Pdt. Louis Vlavonou

Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale du Bénin/Atelier de formation sur le droit à la santé sexuelle et reproductive/Vendredi 8 octobre 2021 @AN

A Grand-Popo, vendredi 8 octobre 2021, le président de l’Assemblée nationale du Bénin a vertement exprimé son désaccord relativement à l’idée de donner feu vert, législativement parlant à l’avortement des femmes en République du Bénin. Louis Vlavonou a livré un discours à l’occasion d’un atelier de formation portant sur le droit à la santé sexuelle et reproductive des jeunes. Il y a mis en exergue les contrastes d’une telle pratique avec les us et coutumes africaines,  pourtant validée ailleurs par le législateur.

Non. La représentation nationale n’entend pas, sous prétexte de la protection des droits en matière de sexualité et de reproduction, donner quitus à un avortement au Bénin, en dehors des cas d’exception autorisés. Du moins, le patron du pouvoir législatif n’est pas lui favorable à une disposition pouvant donner le libre arbitre à toute femme de disposer à sa guise sa grossesse. Autoriser l’avortement tous azimuts selon lui, c’est aller à l’encontre de la vie puisqu’en plus d’être une manière de bousiller de vie d’un être humain embryonnaire, de brimer les droits d’un innocent, l’avortement, dit-il, est « la négation de la vie à un enfant ». Alors que le droit positif oblige les uns et les autres à protéger la petite enfance.

« L’avortement est la mort d’un enfant qui provient du peuple, surtout que ce peuple ne nous a pas accordé sa confiance pour le tuer, mais pour le protéger à partir de la protection de ses enfants », a avancé le président Louis Vlavonou tout en invitant les uns et les autres à assumer les conséquences de leur sexualité sans recourir à l’interruption de la grossesse qui en est issue.

Toutefois, le parlementaire concède les dispositions du protocole de Maputo du 11 Juillet 2003 sur la santé reproductive autorisant l’avortement dans des cas exceptionnels tels que le viol ou le risque de mort. En dehors aussi de l’inceste qui peut motiver l’interruption d’une grossesse au Bénin, dire d’emblée à toutes les femmes de détruire au besoin le fruit de leurs entrailles et constater cela dans les pratiques apparaitrait « choquant ». En effet, les retombées de l’avortement sur la santé physique et mentale de la femme sont selon lui  légions.

Du contraste culturel

« A part les risques de santé où on peut comprendre la pratique, ce serait dangereux de mettre dans les mains de la femme un outil pour détruire la vie en sa qualité de mère censée la protéger. Elle ne peut le faire sans que cela ait des répercussions sur son mental. Nous devons la protéger et penser à d’autres moyens par lesquels elle peut valablement réguler ses naissances sans pour autant attenter à la vie du tout petit et à sa propre vie », suggère plutôt le numéro 1 du Parlement.

Il poursuit en démontrant que rendre légales toutes formes d’avortement au Bénin, c’est aussi donner l’occasion à certains hommes d’imposer à leur compagnie l’interruption ‘’volontaire’’ de la grossesse pour une raison ou une autre. Ce faisant, ce sont au demeurant les femmes elles-mêmes qui vont ramasser les pots cassés avec des séquelles spirituelles à vie dans une société hostile au phénomène. «L’avortement est une idéologie qui ne rejoint pas notre culture ; cette dernière est vitaliste et promeut la vie sous toutes ses formes à travers un réseau de solidarité », a rappelé Louis Vlavonou.

Du mimétisme fatal aux pays moins avancés

L’Afrique a un fondement spirituel et ne doit pas se laisser avoir par une supposée civilisation occidentale. « Aller dans le sens imposé par l’idéologie occidentale, c’est renier notre culture dans ses valeurs essentielles. C’est donc un mimétisme qui coûtera plus cher à l’Afrique qu’à l’occident, car, chez nous, l’avortement est sans fondements culturels », argumente l’élu du peuple.

Il faut à son entendement considérer la socio-anthropologie béninoise et redéfinir les priorités du moment, qui ne sont nullement assimilables à la soumission de la volonté occidentale. « La législation sur l’avortement est un axe du complot de l’occident contre les pays pauvres, contre l’Afrique se cachant derrière le paradigme de la Nouvelle Ethique Mondiale ». Lequel paradigme vise à « déconstruire nos valeurs (dont ils redoutent les performances de développement en Afrique) et reconstruire à la place les contre-valeurs dont leurs cultures sont victimes aujourd’hui », dénonce le député.

Dans une allure de plaidoyer, il tire la sonnette d’alarme quant à l’avenir réservé à l’Afrique à ce propos. « L’avortement est la mort d’une société car partout où la pratique a eu cours, la société a vieilli », souligne-t-il, citant en exemple l’occident. La construction d’une société prospère dépendant de la vitalité de l’enfance et de la jeunesse, il importe, propose le natif d’Ifangni, de recourir à des méthodes contraceptives qui n’ôtent pas la vie et qui puissent permettre de conserver les bras valides utiles dans le processus de développement national. Ainsi donc, « nous devons faire attention », conclut Louis Vlavonou.

Emmanuel M. LOCONON

À propos laprimeur

Check Also

A Azowlissè, ils ont dépouillé la caisse de la Vierge Marie

Un cambrioleur louchant par la porte @verisure.fr Au Bénin, l’église catholique Sainte Thérèse de l’Enfant …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

COVID-19
Aller à la barre d’outils