JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
mercredi , octobre 20 2021

Paris accusé d’«abandon en plein vol » : Macron crie « honte », du tic au tac au Mali

Drapeaux du Mali et de la France

La réaction peu amicale du président français Emmanuel Macron suite à la déclaration du Premier ministre malien, Choguel Maïga est mal digérée au sein de la classe politique malienne. Les partis M5-RFP et le parti Yelema ont réagi sur Rfi dans un ton tout aussi offensif.

Entre le Mali et la France, le climat diplomatique est tendu ces derniers jours. Les accusations du premier ministre malien de la transition Choguel Maïga qui évoquait, la semaine dernière à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, un « abandon en plein vol » de son pays par la France, ont aussitôt tiré la langue du président Emmanuel Macron. Il a qualifié jeudi dernier, de « honte » cette sortie « qui déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement », dit-il, remettant en cause la légitimité d’un gouvernement, fruit de deux putschs consécutifs.

LIRE AUSSI La francophonie économique, recette de la France pour reprendre la main en Afrique

Si jusque-là les autorités maliennes ont préféré s’abstenir de répondre au chef de l’Etat Français, du côté des partisans, les réactions ne se sont pas fait attendre. Au niveau du mouvement M5-RFP par exemple, ces propos virulents et peu diplomatiques de Macron sont une « déception ». Leur porte-parole Jeamille Bittar s’est exprimé au micro de Rfi approuvant la déclaration du premier ministre. Il fustige le manque de visibilité par rapport à la présence militaire française au Mali et estime qu’« il y a beaucoup de non-dits ».

Et dans cette stratégie non inclusive, « nous préférons avoir aujourd’hui des mercenaires, que d’avoir des ennemis voilés en amis », a lâché Jeamille Bittar fouettant la politique française. Il soutient mordicus le départ des français et précise qu’il revient au Mali de décider de qui peut rester ou pas. « Les Français doivent partir. Ils nous ont abandonnés… Nous, nous disons que ce n’est plus à eux de nous dire qu’ils vont partir. Le peuple va demander simplement à ce qu’ils partent », a renchéri le porte-parole du mouvement M5-RFP sur Rfi.

De l’eau au moulin des terroristes

Quant au secrétaire politique et porte-parole du parti Yelema, Hamidou Doumbia, « le ton du président Macron est un peu paternaliste ». Le mieux selon lui aurait été d’être « beaucoup plus diplomate » et d’adopter une approche d’apaisement  des « tensions ». Loin de résoudre le problème de terrorisme que vit le Mali depuis plus de dix ans, cette guerre diplomatique, se désole-t-il, « renforce encore les jihadistes ».

LIRE AUSSI Neuf militaires tués dans le centre du Mali suite à une attaque terroriste

Hamidou Doumbia propose plutôt que l’on tire leçon du passé, revoie la stratégie en matière d’intervention des forces étrangères sur le territoire malien et surtout de « se comprendre, discuter d’un partenariat gagnant-gagnant», préconise-t-il.

Dans ce jeu de tic au tac, les informations font état de ce que sur le terrain, la collaboration se poursuit cependant entre les troupes maliennes et françaises. Ce qui n’exclut toujours pas les démarches en cours du côté des autorités de Niamey pour durcir la coopération militaire avec la Russie.

LME

À propos laprimeur

Check Also

Royaume-Uni : des éleveurs de porcs manifestent contre la pénurie de bouchers

Au Royaume-Uni, des éleveurs de porcs ont manifesté  lundi dernier pour exiger le recrutement de …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

COVID-19
Aller à la barre d’outils