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lundi , décembre 6 2021

[Prim’Délires] La loi seule ne suffit pas !

Un projet de loi pour discipliner les zizis des enseignants. Ahan ! C’est allé jusque là-bas ? Et pour les législateurs mêmes ? Laissons ça d’abord. Je parle des éducateurs. La proposition a fait l’objet de discussion entre les députés et le chef de l’Etat, semaine dernière. La toile s’en est émue. Des commentaires à tort ou à raison.

En tout cas, c’est plus que clair dans toutes les têtes :  » Il est désormais assimilé au harcèlement sexuel et punie comme tel, toute liaison amoureuse entre un apprenant et son formateur ou son enseignant passible de 3 à 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 1million de FCFA ». Terminé !

Le chef promet une lutte rude, davantage plus corsée que celle contre la corruption. Voilà le topo. Les discussions continuent et déboucheront certainement sur le vote ainsi que la promulgation de la loi. Ekpan ! Peine de prison et amende, cela suffirait-il vraiment pour calmer la fougue des verges errantes, des vulves picotant? Même en prison, les zizis font des ravages. Détenue enceinte…

La loi seule peut-elle cadenasser les baguettes flexibles d’enseignants voraces, émousser la chaleur d’élèves en rut ? A mon sens, la loi n’est qu’un ensemble de prescriptions qui, quoique coercitive, peut ne pas permettre de résoudre exhaustivement un problème d’ordre social. La question de genre (violences basées sur la femme, viol, harcèlement,…) est un fait essentiellement social.

Au lieu de lui opposer exclusivement une loi sévère, il importe de voir aussi et surtout du côté de l’éducation. Quels types d’Hommes offrons-nous aujourd’hui à la société ? Comment agir sur l’éducation à la base, non seulement des filles mais aussi et surtout des garçons, pour avoir une génération moins encline aux comportements majoritairement déplorés dans une société excellemment hypocrite.

Et le problème ne doit pas seulement être réduit dans les quatre murs des milieux éducatifs. Aussi bien dans les administrations publiques que privées, les faveurs sexuelles règnent en maître. Droit de cuissage. On en parle ? Ce serait peine perdue, me diriez-vous parce que nombre de femmes y prêtent le flanc.

En quête de notes sexuellement transmissibles, pour celles de l’école ou de promotion au travail, pour celles des administrations, certaines femmes sont prêtes à tout pour faire perdre la face à l’éducateur ou au boss. Certes, la loi en vue semble en tenir compte. Mais il faut beaucoup plus laver les cervelles, reprogrammer les générations actuelles plus portées vers la facilité.

Un rôle qui incombe sans doute plus aux parents. Sinon, si malgré l’existence de loi contre la corruption et d’autres vices sociaux, les sujets commettent toujours leur forfait, ce n’est pas très sûr que la loi à elle seule puisse glacer les érections. Il faut un changement de mentalité, ceci dès la base. Tout compte fait, la Criet sera heureuse d’accueillir des jouisseurs illégaux. Et, vous avez appris pour la Fast?

Emmanuel M. LOCONON

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