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jeudi , octobre 21 2021

Bénin – Politique : RICHARD BONI OUOROU ET SON PROJET POUR UN BENIN RECONCILIE, La fin de l’opposition jet set anti Talon

En septembre 2020, parait aux éditions Harmattan, l’essai Projet pour un Bénin démocratique. Dans cette année de galère où la gouvernance Talon était, confrontée à une opposition encore tenace de l’extérieur comme de l’intérieur, Richard Boni Ouorou avait une position ambigüe. Position au-delà des clivages mais que les opposants aimaient s’adjuger. Pourtant le béninois résidant à Québec avait son propre agenda : le combat pour la démocratie.

Richard Boni Ouorou acerbe, une grosse prise pour le camp opposé à Patrice Talon. L’opposition engluée dans ses propres divisions voulait du béninois résident au Canada. Avec à l’époque, Valentin Djènontin, Léhady Soglo et autre Sébastien Ajavon à Paris, Québec formait le troisième point d’un triangle qui inclut New York où  Komi Koutché tenait les rênes. Le triangle de l’opposition occidentale à Patrice Talon était composite. A l’interne chacun a son agenda, le mot point de ralliement et de convergence étant la seule opposition au président béninois.

L’appartenance de Richard Boni Ouorou à cette cohorte d’hommes qui en veulent pour diverses raisons au chef de l’Etat béninois a un poids particulier. Ses dernières traces politiques au Bénin font de lui un ‘’rupturien’’ naturel. Dans la ‘’généalogie rupturienne’’, il fait partie de la deuxième génération, rupturien de deuxième heure. Le politologue a en effet pris part à la campagne de 2016 au côté de Robert Gbian. Dans le staff du général à la retraite à l’époque, il faisait office de directeur de communication. A l’issue du scrutin, le général a rallié le nouveau départ. Depuis 2016, l’ancien patron de Richard Boni Richard joue divers rôles toujours au parlement.

Richard Boni Ouorou un rupturien de fait qui s’est vu en farouche opposition avec les choix de Patrice Talon. Cependant ses critiques hier, comme ses points de vue aujourd’hui, résonnent différemment. C’est ni un engagé pour ou contre un homme. Il aura été de tout temps difficile de le lier à l’obédience parisienne de l’opposition, ni à celle de New York encore moins à l’obédience yayiste. Dans son opposition, Richard Boni Ouorou professe la nation.

La dynamique thématique, structurelle, des courants internes à l’opposition béninoise n’ont jamais été pour lui une grande préoccupation. Dans son discours, le Bénin et la démocratie ont toujours primé. Si inimitié, opposition il y a entre Patrice Talon et Richard cela ne résiderait que sur la démocratie, l’Etat de droit et aujourd’hui la réconciliation. Ce discours impersonnel et sans connotation a quelques fois laissé entrevoir un possible ralliement du québécois à  la barque Talon ou tout au moins un rapprochement. Une éternelle hantise des différentes fractions de l’opposition béninoise.

La main tendue, main de polémique

Tendre la main au chef de l’Etat. Un appel à celui-ci pour qu’il engage avec les leaders anciens comme actuels de toute obédience, un dialogue pour décrisper l’atmosphère au pays. Cette main tendue qui depuis peu, est interprétée comme un ralliement du politologue à la barque Talon. Certains qui hier le considéraient comme un des opposants, le mettent dans la même case que Bertin Koovi, l’opposant reconverti et qui fait des vagues. Pourtant la logique de Richard Boni Ouorou a jusqu’ici été autre.

Après son Projet pour un Bénin démocratique, le politologue amorce un autre pari. Pari risqué que d’espérer chez les béninois une réconciliation après 6 ans de querelles au tour des caps de gouvernance de Patrice Talon. Mais tel semble être Richard Boni Ouorou. Idéaliste à mi-chemin entre le rêve canadien, les préceptes politistes scolaires et les réalités politiques béninoises. Hier comme aujourd’hui, son discours manque de tout sauf de la constance. Une sorte de naïveté fermentée d’idéalisme. En 2020, quand tout semblait être contre la démocratie, lui Richard gageait encore sur elle, répétant à tous que seule elle fera le salut du pays. Aujourd’hui que tout va contre la réconciliation, le politologue dit tendre la main à tous pour cette dernière.

Si le positionnement du béninois résidant au Canada sonne idéal et devrait susciter convergence, les premières réactions surtout venant du camp des activistes à connotation anti-rupture montrent le manque de fonds dans les débats qui touchent à la politique. Au lieu de voir ce que Richard Boni Ouorou doigte. Ses anciens alliés, dressés en ordre de détracteurs, ne se concentrent que sur son doigt. Son projet de réconciliation du Bénin va passer aux oubliettes comme celui d’avant, le Projet pour un Bénin démocratique.

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