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jeudi , octobre 21 2021

BENIN – L’EAU POTABLE POUR TOUS A PARTIR DE 2023, LES CERTITUDES DE BERNADIN ELEGBEDE

Radio Olokiki s’est intéressée, dans une émission, à la politique mise en place par le gouvernement béninois en matière de gestion de l’eau. Comme invité, Bernardin Manou Elégbédé, chef de département à l’institut national de l’eau de l’université d’Abomey-Calavi a évoqué les actions mises en œuvre par le pouvoir central depuis l’avènement du président Patrice Talon en ouvrant une brèche sur la vision du président Patrice Talon de rendre accessible l’eau potable à tous avant 2023.

L’accès des populations béninoises à l’eau potable est une préoccupation majeure du gouvernement. Dans son programme d’action, le chef de l’Etat a clairement consigné sa volonté de faire en sorte qu’à l’échéance 2023, tous aient de l’eau de bonne qualité à boire. Une vision datée dont la concrétisation est bien possible selon le chef département à l’institut national de l’eau à l’université d’Abomey-Calavi, docteur Bernardin Manou Elégbédé. Il ne doute pas de la capacité du président et de son équipe à réaliser ce rêve. « En 2023, c’est clair, toute la population béninoise doit avoir accès à l’eau potable quoi qu’en soit la position », a-t-il affirmé sur la radio Olokiki de Pobè où il opinait entre autres sur la question de l’eau sous l’administration Talon. Il ne peut en être autrement car selon l’ancien chef service de l’hydraulique dans le département du Plateau, la politique hydraulique du gouvernement s’inscrit bien dans la droite ligne du décret de la communauté internationale pour 2030 à travers les OMD. Lequel décret prône l’accès universel à l’eau potable. Mais pour l’Etat béninois, il fallait écourter le délai en mettant en œuvre des actions à grands impacts, afin de pouvoir très tôt combler le manque qui existait depuis plusieurs années.  « Lorsque le président Patrice Talon a pris le pouvoir en 2016, il a dit 2030 c’est trop. Comment on va attendre 2030 avant que toute la population du Bénin n’ait de l’eau potable ? Que lui, il n’est pas d’accord et qu’il fera de l’accès à l’eau potable, l’accès inaliénable. Tout le monde doit avoir de l’eau potable », souligne l’enseignant. Par conséquent, les actions engagées à cet effet ont permis au pouvoir central de mobiliser près de trois cent milliards de francs CFA et de mettre également des dispositifs nécessaires en place pour l’atteinte de l’objectif. « En 2021, on croyait qu’on allait atteindre cet objectif et ce n’est pas atteint. Ce n’est pas parce que rien n’est fait. Il a mis le dispositif nécessaire c’est pourquoi aujourd’hui, on parle de 2023 », clarifie Bernardin Elégbédé. Il assure donc que des dispositions sont prises, les études faites, des fonds mobilisés, des travaux lancés et que si la tendance actuelle continue, effectivement l’indisponibilité de l’eau potable sur les montagnes, derrière les montagnes, après les montagnes, peu importe la zone concernée sur le plan national, sera désormais juste une histoire à raconter à la postérité.

Quid de la qualité de l’eau de la Soneb

« L’eau qui coule des robinets des robinets de la Soneb est une eau de bonne qualité. Elle n’est pas nuisible à la santé humaine ». Dr Bernadin Elégbédé a donné cette assurance pour dissiper les doutes que suscitent très souvent les polémiques autour de la qualité de ce liquide. Il est vrai que parfois, la couleur jaunâtre de l’eau inquiète aussi les utilisateurs. A ce propos, l’invité de radio Olokiki souligne que cet état de choses peut subsister des cassures des installations de ladite société et également à la rouille du matériel. Toutefois, il insiste que cela n’altère pas la qualité de l’eau. « C’est la seule eau de bonne qualité, l’eau de la Soneb, si je suis en milieu urbain. Mais en milieu rural, je ne peux que prendre l’eau des adductions d’eau villageoise (AEV) ou celle des forages à motricité humaine », recommande le chef département. Au cas où ce qui sort des robinets est jaunâtre, il faudra « laisser couler l’eau et la prendre dès que celle consommable, incolore et inodore commence à sortir ».

Cinq ans d’exploits dans le Plateau

Dans le Plateau, plusieurs actions ont été menées pour un accès équitable et à temps réel à l’eau potable. L’ancien chef service de l’hydraulique au niveau de ce département a fait un état des lieux reluisant surtout en ce qui concerne son passage à la tête de ce service de 2007 à 2013. « Nous avions réalisé en ce moment, environ 250 forages FPM,  19 adductions d’eau villageoise (AEV), et nous avions réhabilité près de 7 adductions d’eau villageoise et 111 forages à motricité humaine.  Si on doit chiffrer tout ça, c’est autour de trois milliards sept cent cinquante-deux millions de francs CFA », a rappelé Dr Bernadin Elégbédé. Ce qui n’aurait pas été possible, reconnait-il, sans l’action synergique avec les maires d’alors. Aujourd’hui, le chef département à l’institut national de l’eau de l’université d’Abomey-Calavi se désole de la gestion qui a est faite des infrastructures mises en place. La fourniture de l’eau potable à la population relevant selon les textes de la décentralisation, de la responsabilité des autorités communales, il y a une rupture qui s’observe désormais et aussi pour ce qui est de l’extension des ouvrages dans d’autres localités. Dr. Elégbédé déplore la mauvaise gestion des infrastructures avec pour conséquences la panne de ces ouvrages.

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