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mercredi , septembre 22 2021

Recherche scientifique au Bénin : ce que Prof. Wilfried Vissin reproche aux gouvernants

Prof. Espédit Wilfried Vissin, président de l’Association internationale de climatologie @Autre Presse par DR

« Le réchauffement climatique : que faire pour freiner les conséquences drastiques » a été l’objet de discussion sur l’émission question actuelle sur Capp Fm. Invité ce vendredi 27 août, l’hydroclimatologue Espédit Wilfried Vissin n’a pas manqué de souligner l’importance des recherches scientifiques pour la protection de l’environnement. Il estime que l’Etat béninois ne s’y intéresse visiblement pas.

« Le chercheur a pour devoir d’éclairer les décideurs pour une bonne prise de décision afin d’assurer un développement harmonieux de nos espaces. » Nonobstant, le constat fait dans le domaine scientifique par l’hydroclimatologue Espédit Wilfried Vissin est tel que les gouvernants s’y investissent très peu ou pas du tout.

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Constatant la non-participation des chercheurs dans les voyages diplomatiques, il suggère une inclusion accrue de ceux-ci. Selon lui, les pays qui sont développés aujourd’hui ont investi dans plusieurs domaines. Car dira-t-il « il devrait avoir un groupe de chercheurs pluridisciplinaires qui vont découvrir à l’extérieur ce qui est fait afin de ramener au Bénin les idées pour une bonne prise de décision ».

De la question de financement

Inconnues du grand public, les quelques recherches faites au Bénin souffrent encore de manque de financement. A ce sujet, Wilfried Vissin pense que le gouvernement béninois n’investit pas dans les recherches. Malgré l’existence d’un ministère en charge des recherches scientifiques, les chercheurs sont encore dans l’ombre.

« Nous avons la chance d’avoir un département, mais le ministère ne finance pas nos laboratoires », déclare le professeur avant de souligner, se basant sur ses observations, que la recherche est le dernier souci des gouvernants africains.

De la volonté politique

En se basant sur les investissements faits en moins d’une année pour la découverte des vaccins anti-Covid-19, l’actuel président de l’association internationale de la climatologie n’a pas manqué de montrer combien il est important pour les dirigeants africains de se pencher sur la recherche scientifique.

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La volonté de résoudre les différentes problématiques  liées au climat devrait y prêter flanc. Le professeur évoque entre autres la question de l’inondation qui se pose avec acuité. Que ce soit l’inondation pluviale induite directement par les évènements pluvieux et l’inondation induite par les débordements d’eaux, les réflexions doivent concourir à arrêter la saignée.

Et selon lui, il urge de respecter l’environnement en adoptant de bons comportements écologiques. Chaque propriétaire, recommande le climatologue, doit avoir dans sa maison un arbre. Sans omettre la nécessité pour le pouvoir exécutif de mettre en place une bonne politique de protection de l’environnement.

Hans Prosper AWOH-DJENKE (Stag)

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