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mercredi , septembre 22 2021

Le nucléaire en Afrique, tout ce qu’il faut savoir

Presque tous les pays du continent font face à un déficit énergétique. Déficit certes qui contraste avec des ressources naturelles et une démographie croissante à grande vitesse ainsi qu’un marché industrielle de plus en plus ambitieux. Si plusieurs s’investissent aussi bien dans l’énergie fossile que renouvelable, une dizaine de pays font l’option de l’énergie nucléaire pour juguler leur sous production.

Dans la majeure partie des nouveaux pays africains qui lorgnent le nucléaire civile à des fins énergétiques, on compte ceux dont le sous-sol regorge d’uranium. Entre ambition et réalisation de projet, la réalité sépare les pays en 3 catégories. Il s’agit de la catégorie des pays qui ont déjà au moins une centrale nucléaire opérationnelle. Celle des pays disposant d’au-moins un réacteur recherche. Et la dernière catégorie, celle des pays qui n’ont pour l’instant que des projets.

  • Pays avec au moins une centrale nucléaire fonctionnelle : Afrique du Sud.

C’est le seul pays possédant une centrale nucléaire opérationnelle. Installée à Koeberg, elle comporte deux réacteurs à eau pressurisée. La centrale a été conçue en 1981 par la société française Framatome filiale d’EDF. La centrale a une capacité de 1860 mégawatt. Elle est située à 30 km du Cap, appartient et est exploitée par le fournisseur national, Eskom.

  • Pays avec des centrales nucléaires en construction : Egypte

L’Egypte devrait bientôt être le deuxième pays africain à détenir une centrale nucléaire civile sur le continent. Depuis 2017, le pays a engagé la construction de 4 réacteurs nucléaires à El-Dabaa. C’est la Société d’Etat russe Rosatom qui est à la manœuvre.  Les 4 réacteurs prévus sont de type VVER-1200 MW. Le premier réacteur sera mis en marche en 2026.

  • Pays possédant des réacteurs de recherche :

Afrique du Sud, Egypte, Algérie, Maroc, Libye, Nigéria, Ghana, Congo Kinshasa.

  • Nigéria

Depuis les années 2000, le Nigéria ne cache pas ses ambitions nucléaires. Mais en dépit des tentatives répétées de se lancer dans le nucléaire civile pour répondre à ses manques considérables en énergie électrique, le pays est resté au stade de projet, se contente juste d’un réacteur de recherche.

  • Algérie

Au cœur d’une controverse à la mise en place de es-Salam sa première centrale de recherche avec une forte suspicion de programme nucléaire militaire, le pays ne s’est contenté jusqu’aujourd’hui que de la recherche. Les ambitions de mise en place de centrales se sont envolées. L’Algérie compte néanmoins, deux réacteurs nucléaires. En plus de es-Salam installé Aïn Oussara il y a le réacteur de Draria surnommé Nur.

  • Maroc

Si du flou entoure le projet nucléaire marocain, on peut s’accorder sur la volonté de Rabat de se doter d’une centrale à Sidi Boulbra. Tout comme la plupart des candidats au nucléaire le royaume chérifien a le souci d’une réelle indépendance énergétique. Depuis 2016 les travaux de la construction de la centrale devraient être en cours mais aucune information officielle n’est disponible. Depuis 2009, un réacteur de recherche est tout de même opérationnel dans la forêt de la Maamora

  • Libye

La Libye fait partie des pays à avoir faire peur aux pays développés en ce qui concerne leurs envies de se doter du nucléaire militaire. En dépit des controverses. Le colonel Khadafi n’a pu dépasser l’étape de projet même concernant le nucléaire civil. Seul le Centre de Recherche Nucléaire de Tadjourah a été au bout et mis en service en 1981 avec un réacteur de recherche.

  • Ghana

Le projet nucléaire Ghanéen devrait prendre corps à partir de 2030. Les autorités envisagent entrer dans la construction de la première centrale civile à but énergétique à partir de 2023 avec une première centrale fonctionnelle en 2030. En attendant le pays dispose d’un réacteur de recherche.

  • Congo Kinshasa

C’est depuis les années 1950 que le Congo Belge d’alors s’est doté d’un réacteur de recherche. Nommé « TRICO I », il avait une puissance de 10 à 50 kW. Ce réacteur est dédié à la recherche, l’enseignement et la production d’isotopes à usages médicaux et agricoles1. En 1971, TRICO I est mis à l’arrêt, puis remplacé par un autre réacteur plus puissant TRICO II, d’un mégawatt. Mais TRICO II est abandonné 1990 à la suite des deux guerres civiles qui ont ravagé la RDC.

  • Pays qui envisagent entrer dans la danse

Soudan, Niger, Sénégal, Zambie, Rwanda, Ethiopie, Kénya, Tanzanie, Ouganda, Niger

            Certains de cette dizaine de pays ont déjà signé des accords avec des puissances nucléaires pour la construction des centrales. Il y en a qui font partie des pays producteurs de l’uranium. Tous en tout cas ont déjà publiquement affiché leur intérêt pour le nucléaire civil pour faire face aux pénuries énergétiques.

  • Pays producteurs de l’uranium

Congo, Gabon, Malawi, Namibie, Niger

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