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mercredi , octobre 20 2021

Bénin – VICE-PRESIDENTE MARIAM CHABI TALATA ZIME YERIMA, Le tampon tranquillisant de Talon II

Mariam Chabi Talata, Vice-Présidente

La vice-présidente de la République du Bénin, l’ascension fulgurante d’une dame appelée d’un jour à l’autre à jouer de grands rôles. Il y a 3 ans encore Mariam Chabi Talata était dans l’ombre. De 2019 à aujourd’hui, les choses sont allées très vite et le destin a tout basculé au point de la porter à la très sensible position deux du pays. Une position, des responsabilités et la vice-présidente semble emmener, au sommet avec elle, sa propre vocation : la voix de la paix.

Depuis 2016, Patrice Talon veut aller vite. Il l’a dit quelques fois, c’est un président pressé. Son cap n’est pas facile à attendre dans un Bénin habitué à trainer les pas et amoureux des débats avant toute action. Le chef de l’Etat lui agit, prend les décisions le plus souvent difficiles. Il tient le cap sans en perdre le nord quoiqu’il arrive au point de passer pour un insensible. Dans cette gouvernance à 200 à l’heure en vue de rattraper le temps perdu, la cohésion sociale a besoin d’être nourrie. A la faveur des réformes politiques induites par la modification constitutionnelle de 2019 le poste de vice-président est introduit. Mariam Chabi Talata Zimé Yérima ouvre le bal de ce poste pour lequel jusqu’ici  les Béninois s’impatientent de maitriser les contours.

Du parlement à la vice-présidence, depuis son choix par Patrice Talon pour être sa colistière, Mariam Chabi Talata a bravé le chemin de la recherche de la paix. Plus d’un mois durant avant le scrutin présidentiel qui a consacré la victoire du duo qu’elle a constitué avec Patrice Talon, la native de Bembéréké a sillonné toute l’étendue du territoire béninois. Elle a sillonné la majeure partie des communes du Bénin pour appeler à la vigilance et plaider pour un scrutin apaisé. Si son action n’a pas suffi à éviter la tentative de scission de l’Etat, le poids de la démarche de celle qui se définit comme étant ambassadrice de la paix aura contribué énormément à contenir les velléités guerrières. Dans son périple entre février et mars, Mariam Chabi Talata a ciblé la jeunesse et les leaders de tout bord avec qui elle a anticipé sur les appâts possibles des hommes politiques qui ont intérêt à ce que les élections n’aillent pas au bout. Pendant la présidentielle d’avril, tout le monde le sait, si la jeunesse avait massivement suivi les desseins des politiques, l’histoire serait sans doute différente.

Le cap de la paix et de la cohésion

La vice-présidente, avant son installation, a fait déjà de la cohésion sociale et de la paix son cheval de bataille. Aujourd’hui en plus de son rôle de chancelière, la paix est un chantier qui lui colle à la peau. Dans leurs différentes concertations avec Patrice Talon, nul doute que la vice-présidente ne voudra pas perdre de vue cette prérogative. Elle devra par moment souffler à l’oreille du chef de l’Etat la cause de la peau tout comme elle n’oubliera pas d’insister sur les questions liées à la femme. Dans la gouvernance Talon, plusieurs personnes trouvaient la cause des femmes oubliées. Le débat du genre n’avait pas assez prévalu au premier mandat du chef de l’Etat. Pour ce deuxième mandat, Mariam Chabi Talata Zimé Yérima est la caution de la cause de la femme. Et sa présence dans cette position II de la République a sans doute pesé. Résultat, les statuts de l’institut national de la femme ont été adoptés mercredi 21 juillet 2021 en conseil des ministres. La vice-présidence, c’est aussi le symbole du combat de l’émancipation des femmes.

Patrice Talon, quand il n’aura à cœur que la prise des décisions difficiles, il y a désormais un personnage pour veiller à la cohésion et la part de chacun dans toutes les grandes décisions. En cela, les  défenseurs des chefferies traditionnelles doivent river leurs yeux vers la vice-présidence. La maitrise des questions de royauté et de la position de la femme dans lesdites royautés n’a jamais fait défaut. Rassurer et se dresser en tranquillisant, voilà en plus de ses prérogatives constitutionnelles l’étouffe de la vice-présidente que les Béninois n’ont pas fini de découvrir.

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