JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
mercredi , septembre 22 2021

Cotonou : de Toboula à Orounla, le défi d’un déguerpissement sans casse

Alain Orounla, préfet du département du Littoral

Alain Orounla, le préfet du département du Littoral engage une vaste opération de libération des espaces illégalement occupés à Cotonou. Une opération qu’il il dit être déjà en cours, à travers un communiqué en date du vendredi 23 juillet 2021. Déguerpir les occupants illégaux ou réprimer, cela rappelle le passage de Toboula, et suscite des interrogations.

Toboula n’aura pas été modeste dans ses opérations de déguerpissement. En tout cas, les cris de cœur en son temps n’étaient pas des plus gais. Libération des espaces publics occupés illégalement dans la brutalité, les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias quand l‘homme fort du Littoral était aux commandes. Si les Béninois se sont réjouis d’une capitale économique rendue plus aérée, propre et vivable, les images elles sont restées et beaucoup ont longtemps fait le procès au préfet d’avoir manqué de douceur dans la gestion du déguerpissement.

LIRE AUSSI « Il n’y a pas d’ange parmi nous, on est que des hommes, des pécheurs, avec nos faiblesses… », Alain Orounla

Longtemps après son limogeage, le désordre autour des espaces publics à nouveau occupés fait place à la nostalgie du préfet déchu. Beaucoup rêvent en silence de voir Alain Orounla reprendre à son compte la guerre contre l’anarchie. Mais comment pourrait-il mener cette guerre sans faire des victimes comme Toboula ?

Le préfet Alain Orounla a donc le défi à la fois de réussir sa vaste opération de libération pour rendre à la ville, la nouvelle dimension à elle insufflée par l’asphaltage. Cependant, l’ancien ministre de la communication a un autre challenge. Celui de ne pas marcher sur les pas intégraux de Modeste Toboula. S’il lui faut faire des omelettes, il n’aura pas l’excuse aux yeux de l’opinion de casser les œufs.

LIRE AUSSI Cotonou – Libération des espaces publics: Orounla engage une vaste opération

L’annonce faite à travers ce communiqué en date de ce vendredi 23 juillet 2021 a l’air martial, un dernier avertissement presque, mais en même temps de sensibilisation. Un mélange de fermeté et de rappel à l’ordre, la prise de conscience qui renseigne sur la difficile mission qui attend le véritable successeur de Modeste Toboula.

Une colère légitime

Cotonou n’a pas l’habitude de l’auto discipline. Il faut à la ville un Toboula que ses habitants craignent. Et les références historiques sont légion où après des coups de force pour lui refaire un joli visage, Cotonou se rhabille en bidon d’essence, stations d’essence pirates, mendiants à chaque coin de feu et les abords des rues surchargés de marchandises.

LIRE AUSSI SITUATION DES BENINOIS EXILES: « Pardon et réconciliation oui, mais justice d’abord », Alain Orounla

Avant l’avènement de la rupture, quand le pape Benoit XVI devrait séjourner au Bénin, avant le 18 novembre 2011 date de son arrivée, la capitale économique s’est parée de sa plus digne robe. Une robe sans contours de rue jonchés d’essence ‘’kpayo’’ ni vendeurs à la sauvette. Mais juste après le 20 novembre 2011, une fois sa sainteté envolée, Cotonou de tous les jours a ressorti ses égouts. Telle est cette ville vitrine. Capable de toilette un jour sous le coup de la force mais incapable de tenir le pari plus longtemps que le temps que dure la pression.

La colère du préfet est légitime et son communiqué presque musclé s’explique. Mais jusqu’où pourra aller l’avocat devenu préfet ? Depuis l’avènement de Modeste Toboula en effet, être rigoureux en tant que préfet, s’est avéré comme accepter endosser la tunique du méchant du régime. Or, pour sa tunique si bien dressée, son kaki, képi préfectoraux soignés, ce rôle ne sera pas un cadeau pour maitre Orounla.

Certes le préfet a prouvé au ministère de la communication être prêt à un déploiement d’énergie à la taille des missions que lui confie Patrice Talon, la sensible mise au propre de la ville de Cotonou doit paraitre à ses yeux une patate chaude qu’il lorgne mais avec beaucoup d’hésitations.

La Primeur

À propos laprimeur

Check Also

«Les véritables maîtres ne croient jamais avoir atteint la maitrise…». Louis Vlavonou

Louis Vlavonou sur le terrain ce jeudi 3 août 2021/ Formation des éléments du Groupement …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

COVID-19
Aller à la barre d’outils