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mercredi , septembre 22 2021

Environnement – L’Afrique poubelle du monde, conjurer le sort

Ce mercredi 14 juillet 2021, l’Union européenne a annoncé la mort prochaine des véhicules et tout autre moteur à essence ou diesel dans son espace à partir de 2035. Si plus d’une dizaine d’années nous séparent de l’échéance, la volonté politique de Bruxelles fait effet, fait leçon et fait interroger sur le cas d’espérant de l’Afrique.

Bruxelles annonçant cette forte décision fait jaser dans les sillages de l’industrie automobile. La crainte est grande de voir ce maillon industriel de l’Union européenne s’affaisser. Tout comme le doute d’être à l’échéance 2035 s’installe. L’industrie se prépare mais n’avait jamais imaginé une telle pression politique venant de Bruxelles. Des doutes et des craintes certes mais l’UE fait un grand pas dans cette réaction qui s’impose face au désastre environnemental qui se matérialise par les changements climatiques, le réchauffement de la planète. Face à la menace que l’industrie a été pour l’environnement l’Europe veut payer le prix fort en instaurant le règne du 100% électrique. Et cet élan ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Il doit être la solution pour que l’Afrique cesse d’être le dépotoir de luxe.

Sonner la fin de l’Afrique poubelle

Les ports africains comme se rivalisent dans la réception par millions des vieilleries de moteurs à essence et diesel. Prenez un port de Cotonou qui excelle en réceptacle où s’échouent des engins morts d’Europe. Le Port Autonome de Cotonou, porte d’entrée principale des véhicules d’occasion en Afrique de l’Ouest. Il est estimé à 340 000 chaque année les arrivées de ces véhicules de seconde main. Il s’agit de véhicules interdits d’usage là-bas mais que célèbrent des hommes moulés dans un système qui fait des poubelles l’or d’un continent qui agonise déjà sous l’effet des dégâts du climat. Dans des régions comme le Bénin, le phénomène des véhicules d’occasions est si enraciné que les lois en font la promotion. Parce qu’en définitive, quand les taxes, douanes et droits indirects sont chers proportionnellement à la qualité des engins et à leurs états neuf ou vieux, cela signifie, la promotion de la pollution, la culture du carbone.

Le mal des véhicules de seconde main se greffe aux retards juridiques sur le continent. Environ 30 pays en Afrique n’appliquent aucune limite d’âge pour l’importation des véhicules d’occasion. Selon le rapport du programme des nations unies pour l’environnement intitulé, « Les véhicules d’occasion et l’environnement ». Ledit rapport démontrer que, lorsque les pays adoptent des mesures pour régir l’importation des véhicules en veillant aux normes d’ancienneté et d’émissions, il y a toujours des moyens d’accéder aux modèles de bonne qualité, y compris des voitures hybrides et électriques, à des prix abordables. Le Ghana, le Maroc, la Côte D’Ivoire sont passés à une limitation d’âge en matière d’importation. D’autres pays ont fait l’option d’une politique de stimulation d’achats de véhicules neufs au détriment des ‘’venus de France’’. Cependant, le rapport suscité publié le 26 octobre 2020, note que de l’Union Européenne plus d’un million de véhicules légers d’occasion sont venus en Afrique en 2018.  Le programme onusien de l’environnement conclut que ces engins dépassés « contribuent de manière significative à la pollution atmosphérique et entravent les efforts visant à atténuer les effets du changement climatique ».

Dépotoir de véhicules dépassés et pas que

Il en est des moteurs à essence ou diésel comme il est des appareils électro-ménagers. Les ports africains et leurs environs ainsi que les ports secs annexes des grands embarcadères sont aussi des dépotoirs de ses appareils usagers en fin de cycle et interdit d’usage ailleurs. Les effets de ce carbone que produisent ces moteurs à essence ou à diésel vrombissant nuit et jour dans nos capitales, le prix à payer, les dégâts sanitaires de toute cette importation de déchets, retombent sur la population africaine. Bonjour les maladies dans un environnement où les chaînes hospitalières sont des moins structurées et équipées. L’Afrique si faible doit voir grand. L’équation est simple se forcer à obliger l’accès aux appareils et aux moteurs qui ne tuent pas, qui n’empoisonnent pas.

Si les pertes risquent d’être évidentes pour certains pays qui taxent plus les engins de qualité, les retombées sont à long terme et collectives. Il s’agit de la santé publique, de l’état des routes des infrastructures routières que les véhicules comateux dégradent à tout bout d’effort. L’illusion de plus gagner en taxant les importations de véhicules selon leur qualité est une farce destructrice. Ce que les gouvernements africains gagnent dans ces taxes qui favorisent l’importation de véhicules morts, passent dans les frais de dépenses hospitalières, de réparation des infrastructures routières, et de garage. Cette illusion de gain est un piège d’où le continent doit se sauver, se soustraire. Les avantages ne sont qu’un mirage venimeux.

En attendant ce piège si la révolution européenne du 100% électrique peut inclure également une réglementation des exportations, ce serait un début salutaire. Il sert pas à grande chose de déplacer les problèmes de la pollution et du carbone de l’Europe à l’Afrique en tout réglementant sur le vieux continent et en ne touchant pas à la filière des exportation de ses appareils interdits d’usage. Des appareils dont sciemment le vieux continent et certains pays occidentaux se débarrassent en faisant de l’Afrique le dépotoir rentable, où en plus de déverser du matériel indésirable, on peut se faire de l’argent. Réglementer ce commerce aux finalités désastreuses pour l’environnement est un devoir moral. Et la commission de l’Union Européenne ne peut se soustraire d’y faire face.  

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