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samedi , septembre 25 2021

Cryptomonnaie, la CEDEAO obligée de s’embarquer

C’est un communiqué qui l’annonce. La CEDEAO organise à Ouagadougou pour 4 jours à compter du mardi 6 juillet 2021, une rencontre sur les cryptomonnaies. Les organes en charge des finances, de la macro-économie, des douanes et du commerce sont au Burkina-Faso pour avoir des éléments d’appréciation sur les cryptomonnaies. Un réveil pour un espace déjà inondé par des jeunes qui opèrent dans le domaine.

La démarche de la CEDEAO est tout de même unique. Elle projette voir les contours d’une possible utilisation de la cryptomonnaie pour faciliter l’intégration sous régionale. En la matière, il faut rappeler les multiples obstacles qui demeurent entre les peuples de la communauté. Frontières barricadées d’un État à un autre, fractures monétaires, difficultés de coopération douanière, difficultés de déploiement de pièces d’identité de l’organisation, une série d’obstacles qui a besoin d’un moyen solide de traçabilité. Et la cryptomonnaie a pour cela sa technologie fétiche et imparable : la blockchain.

Oublier la volatilité, adopter la révolution  

La cryptomonnaie est une monnaie controversée. Les débats la concernant sont remplis d’idées reçues. Si les adeptes de la monnaie digitale fantasment à la simple évocation de son nom, les financiers puristes entrent en transe de colère rien qu’à en entendre parler. Pourtant la cryptomonnaie porte en elle des révolutions capables de créer l’unanimité. C’est pour faire la part des choses que la CEDEAO, avec cette rencontre de Ouagadougou, entre dans la danse.

Les innovations qu’apporte la technologie cryptographique ainsi que les domaines qu’elle peut révolutionner sont légion. La blockchain pourrait  impacter dans les années à venir de divers secteurs. L’état civil est dans la plupart des pays de la sous-région, défaillant. La blockchain est une solution toute faite en la matière. Le domaine du commerce régional, celui  des produits pharmaceutiques. C’est autant de domaines qui pourraient être révolutionnés par la blockchain.

Chance de relance pour le projet ECO

La question de la monnaie. Si l’opinion publique retient que le projet ECO a été noyé avant d’être rejeté aux calendes grecques, avec la cryptomonnaie, la communauté de l’Afrique de l’Ouest tient sa chance. Pour l’instant, les anciens pays colonisateurs ne se sont pas encore approprié la monnaie digitale. Avec elle, le jeu parait égal. L’ECO pourrait renaitre en mode digital sans craindre une intervention de la France ou de la Côte d’Ivoire. Avec les monnaies fiduciaires, la CEDEAO semble être rattrapée par son passé colonial qui l’a éventré en morceau reparti par les Britanniques et Français. La cryptomonnaie vient réparer cette passe historique.  

Le Nigéria et le Ghana ont déjà enclenché des travaux visant à aboutir à la création des cryptomonnaies du naira et du cedis. Cette avance des anglophones doit servir à la CEDEAO. Et il faut en plus des ateliers, presser les pas. Le temps tourne et les pays du Nord ainsi que leurs institutions s’y mettent déjà. Cette technologie appartient aux premiers venus. Et le Nigéria en matière de monnaies digitales est un géant. Si la CEADEAO traine, l’institution finira par être encore assistée malgré les chances qu’elle a aujourd’hui d’être parmi les premiers à engager les réflexions sur la cryptomonnaie.

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