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mercredi , juillet 28 2021

BCEAO, bientôt une cryptomonnaie du CFA ?


Les banques centrales francophones se sont jusqu’ici montrées réservées face à la percée des monnaies digitales. Régulièrement, elles sortent des avertissements pour freiner l’élan des populations vers les cryptomonnaies et leurs risques. Ce jeudi, dans les colonnes de La Nation, la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest a refait l’exercice. Cependant, un détail sur le communiqué publié par le quotidien du service public béninois laisse planer l’idée que l’institution est déjà engagée dans son propre projet. Elle semble inviter les populations à la patience au lieu de risquer des investissements dans un environnement sans régulation.

C’est un fait que plusieurs banques centrales au monde sont sur le coup. La plupart des banques centrales des pays les plus avancés ainsi que de l’Union européenne ont entamé le développement de leurs projets de monnaies numériques. Sur le continent, l’on parle d’une dizaine de pays ayant déjà lancé des travaux devant aboutir à des cryptomonnaies. La capitalisation des cryptomonnaies atteindrait les 1.000 milliards de dollars, selon futura-sciences.com, une plateforme spécialisée. De quoi aiguiser l’appétit, l’intérêt, mais aussi les inquiétudes.


Dans le lot des nations et institutions bancaires positionnées, on ne cite pour l’instant pas de francophones africains. Les pays francophones d’Afrique et leurs deux banques centrales sont restés silencieux, observatrices de l’irréversible montée des cryptomonnaies. Quand il leur arrive souvent d’en parler, c’est pour avertir ou mettre en garde les promoteurs de plateformes d’investissement. Il est bien que face à l’absence de régulation, le domaine reste l’un des plus risqués en matière d’arnaque.
Dans plusieurs pays, des scandales ont déjà éclaté impliquant des promoteurs de plateformes d’investissement en ligne et de monnaies digitales. La situation est encore plus préoccupante en Afrique où poussées par l’envie de s’enrichir et en l’absence de réelles opportunités, les populations accordent leur attention au premier venu qui vante les qualités d’un projet.

Depuis 2009, 12 ans de retard pour les banques centrales
Le risque est certes évident mais depuis 2009 et l’apparition du Bitcoin, plusieurs jeunes jurent tirer leur épingle du jeu. Un jeu que les institutionnels ont vu passivement grandir et qu’ils tentent aujourd’hui de cadrer. Le phénomène n’effraie pas seulement à cause des risques et dommages qu’il cause aux populations. Il l’est aussi à cause des manques à gagner et du nombre croissant de jeunes qui, au lieu d’aller vers les banques, tournent leur regard vers les projets cryptographiques qui pullulent sur internet. La BCEAO, comme toutes les banques centrales, joue jusqu’ici à essayer d’amoindrir les chocs à la fois des dommages et risques mais aussi des manques à gagner que le Bitcoin crée.


Si jusqu’ici des indices montrant l’intérêt de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest pour la cryptomonnaie, un communiqué publié dans les journaux le jeudi 1e juillet 2021 en révèle. Face à l’engouement des jeunes et surtout à la prolifération des annonces faisant la promotion des plateformes de cryptomonnaies et qui invitent les populations à investir pour vite s’enrichir, la BCEAO a tenu à sensibiliser sur les dangers, la volatilité, le manque de régulation du domaine. Mais la banque a laissé transparaitre des signes de son arrivée prochaine dans les monnaies digitales : « La BCEAO informe qu’elle travaille déjà à la promotion d’innovations financières fondées sur la technologie dans un environnement sécurisé ». Il reste cependant à découvrir le niveau d’avancement des initiatives de la banque centrale dans le domaine et la part qu’elle aura dans cet environnement où les géants semblent ne pas perdre de temps, les jeunes non plus.

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