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samedi , décembre 4 2021

Menace terroriste au Bénin : et si l’omerta s’estompait ?

La presse internationale en a fait un grand sujet depuis plusieurs semaines. À plusieurs reprises déjà, le risque terroriste au Bénin et dans les autres pays du golfe de Guinée a fait les unes des journaux.

Quand les services de renseignement français l’ont évoqué il y a quelques mois, les spécialistes du sujet se sont succédé sur les plateaux. Et récemment, le think tank néerlandais Clingendael a enfoncé le clou. Cette plateforme spécialisée sur les sujets de sécurité en analysant la menace qui pèse sur le Bénin a même donné un aperçu sur ce qu’elle pense être les éléments avant-coureurs du terrorisme au Bénin.

Le sujet, malgré sa gravité et sa récurrence à la une des médias internationaux, semble émouvoir très peu au Bénin. Si le Think Thank néerlandais souligne qu’en sourdine le gouvernement béninois se préoccupe de la situation dans l’opinion, le sujet ne semble pas être parmi les plus évoqués. Pourtant le pays partage 3 frontières avec des pays en proie à la crise terroriste: le Nigéria, le Niger et le Burkina Faso.

En plus de sa proximité avec lesdits pays, le Bénin est régulièrement secoué par des conflits entre éleveurs et producteurs agricoles liés à la transhumance. L’un des facteurs d’ailleurs soulignés par les Néerlandais comme étant un des facteurs qui pourrait favoriser la survenue du terrorisme au Bénin.

Briser le silence, aller à un débat sain

Même si l’agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (ABGIEF) s’attaque depuis quelques années à la prévention, le silence et l’absence du débat sont contreproductifs. 3 départements sont plus exposés. Il s’agit de l’Atacora, l’Alibori et le Borgou. Dans ces zones, en plus des efforts du gouvernement, il y a des moyens locaux et endogènes de prévention des conflits.

Instaurer un débat et anticiper en faisant du sujet une préoccupation nationale devrait faciliter une gestion intégrée par avance de la menace. C’est aussi le moyen de mettre tout le peuple en alerte et le mettre face à ses responsabilités de collaborer avec les forces de sécurités et les agences habilitées.

Il est nécessaire pour anticiper, d’instaurer un réel débat dans les médias pour élucider les conflits conjoncturels liés à la transhumance. Ce conflit cyclique est à être dépouillé de tous les germes du terrorisme. Et rien ne peut contribuer à cela si ce n’est un débat sain qui implique média, acteur de la sécurité publique, société civile et population. L’omerta peut créer la surprise et la confusion. C’est contre ce risque qu’il faut nécessairement briser le silence.

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