JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
jeudi , janvier 27 2022

Super Ligue Pro, Loto FC vs Buffles/La preuve d’un gros rien qui nous rendait fiers

Football.

Samedi de foot au Bénin et un samedi de folie à Lokossa. Les Buffles du Borgou leader de la Super Ligue Pro se déplaçaient chez le dauphin Loto Popo à Lokossa. Promesse d’un après-midi de feu de foot rapidement transformée en gage de coups de points. Responsables, supporters, bus tout y est passé. Un cauchemar d’un soir qui sonne le glas d’une évidence. Celle d’un chemin que le pays a toujours fait à pas de danse tipenti. Belle orchestration joyeuse pour se contenter d’une fausse convenance, un semblant d’efforts fournis.

Un colmatage de structure où les acteurs s’engraissent d’une sécurité imaginaire avec des titres partagés comme des galettes. Des titres dans une structure immobiliste à l’extrême. La fédération béninoise de football, la réalité est là. Seuls les hommes bougent et parfois changent de gré ou de force. Les réalités elles sont là imperturbables.

Football aux qualités immuables, statiques avec chez les acteurs un penchant pour la tricherie qui favorise la suspicion et forcément un arrière-goût pour la violence. Un goût contenu à qui mieux mieux. Hélas goût qui finit toujours par déborder un jour à Avrankou, Bohicon, Djougou, Tchaourou, Nikki ou Lokossa. Le problème reste et bien soutenu par le dédain collectif pour le progrès dans l’organisation, dans la formation: arbitres, joueurs, responsables et forcément les supporters. Tout se tient et l’immobilisme est un dangereux explosif. 

Quoi qu’il en soit ce samedi à Lokossa, à l’issue de ce qui devrait être considéré comme l’une des plus belles affiches de ce football que les uns et les autres s’évertuent à bricoler, notre pays a touché le fond. La ligue professionnelle, si une structure a pareil nom, a failli et a par la même signé sa démission. Elle a prouvé son manque de main mise sur les réalités qui lui reviennent en termes de gérance. Car oui, plus d’un savait que ce match craignait de se détourner en pugilat nourri.

Pour un match de renversement de hiérarchie et rien que ça aurait suffi pour renforcer la présence policière. Les signes et les provocations d’avant match d’un camp et de l’autre auraient aussi pu pousser à une réaction préventive, hélas, tous ces éléments n’ont pas eu d’effet. Preuve que nous avons peut-être des mécènes, des fans de la chose de football, mais pas des managers aux commandes. Une suite logique d’un temps pourtant que nous croyions il y a peu révolu. Ironie des sports, ironie de sort les résultats peuvent maquiller la réalité et quand en arbre cachant la forêt le leur s’estompe, on se réveille triturant les yeux d’incompréhension.

Et comme toujours silence radio 48 heures après le scénario pugiliste scandaleux aucune voix ne se montre capable d’indignation. Du catch après un match ce n’est rien, c’est connu, on peut rouler. Une jurisprudence pour encourager demain encore un autre groupuscule de s’en prendre aux infrastructures, aux joueurs et en un mot à l’intégrité des hommes parce que fanatique et incapable de se contenir l’animal de dedans après une prestation de perdant produite par son club.

Hier c’était à Lokossa. Un gardien a fini à l’hôpital, des bus caillassés, supporters et même journalistes passés à moule. Personne ne s’indigne. Ici et là pour l’instant on se défend à qui mieux mieux par groupes whatsapp interposés. Sans doute les prémices de jeux de couloirs en préparation pour étouffer une honte sportive, une immaturité de nos clubs de supporters. Adolescents en la matière et toujours prêts à brandir la machette et le couteau pour régler son compte aux vainqueurs d’une partie qu’ils n’ont pour l’instant pas appris à savoir perdre. Pour les puristes rêveurs, le Bénin traverse des moments de cauchemars sportifs.  Après l’élimination du pays par la Sierra Léone on va devoir encore découvrir qu’on en est là, toujours incapable de contenir nos pulsions après la défaite du leader du championnat face à son dauphin. Quel gâchis, quel temps pour bâtir un gros rien. 

IBRAHIM ISSIFOU

À propos admin

Check Also

Bénin – Culture : Océan Cica reconnecte les enfants de Cotonou à l’esprit du ‘’Adjogan’’

Il est un fait que les nouvelles générations s’attachent aux danses étrangères au détriment de …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

COVID-19
Aller à la barre d’outils