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mardi , septembre 21 2021

Invité d’honneur au Parlement Burkinabé : « Rien ne saurait nous séparer…», affirme Louis Vlavonou

Le président Louis Vlavonou a pris part, mercredi 03 mars, à la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2021 de la huitième législature de l’Assemblée nationale du Burkina Faso. En tant qu’invité d’honneur de son homologue Alassane Bala Sakande, ce fut l’occasion pour le parlementaire béninois d’appeler à la consolidation démocratique des nations africaines.

Au pays des Hommes intègres, Louis G. Vlavonou a honoré de sa présence la cérémonie de lancement des travaux de la 1ère session ordinaire de l’année 2021 du parlement. Moments de gratitude et de communion du président de l’Assemblée nationale du Bénin avec ses collègues députés du Burkina Faso. A cet effet, après avoir exprimé sa pieuse pensée à l’âme de l’honorable feue Claudine Ouedraogo, ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, il n’a pas caché sa joie et son plaisir de prendre la parole pour exprimer toute sa satisfaction de l’avancée démocratique enregistrée par le pays hôte.

Il a fait une rétrospection sur les relations historiques et diplomatiques qui  lient le Bénin et le Burkina Faso depuis la nuit des temps. Les deux peuples ont selon lui toujours vécu dans l’harmonie avec la facilité dans la libre circulation des biens et des personnes prônée désormais par la Cedeao dans ses objectifs.  A l’en croire, à l’instar d’autres pays africains de l’ère précoloniale,  la Haute Volta a donné la preuve que les Africains ont aussi des traditions de démocratie, mais une démocratie dont les principes sont en parfaite adéquation avec l’environnement, les valeurs culturelles et endogènes.

« La royauté et la chefferie traditionnelle à mon sens, constituent un héritage que vous avez su préserver et qui est à votre honneur », a martelé Louis Vlavonou en insistant par ailleurs, à l’endroit de la jeune génération, sur le fait que la combativité du citoyen voltaïque a été de tout temps saluée en Afrique et dans le monde. Après avoir fait un bref historique de la politique de son pays d’accueil qui a des aspects communs avec le sien, la deuxième personnalité béninoise en vient donc à la conclusion que le Burkina Faso et le Bénin sont deux pays frères, identiques de par leur contexte politique après les indépendance.

Ceci étant, « rien ne saurait nous séparer. Ni le découpage de notre espace commun par des frontières artificielles, ni les vicissitudes de l’histoire n’ont eu raison et ne peuvent avoir raison de la communauté de destins, de l’esprit de fraternité et du besoin de solidarité et de coopération qui animent nos populations. Les défis sont intimement liés par la géographie, l’histoire et la culture. Par conséquent, nos deux peuples sont condamnés à vivre ensemble », a affirmé le président Louis Vlavonou.

Du renforcement de la démocratie

La question du renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit a été aussi abordée par le président de la huitième législature béninoise dans son allocution. Selon lui, pour avoir traversé la récente situation de crise politique, le Burkina Faso «a prouvé au monde entier, son attachement à la démocratie, à l’esprit de tolérance et à l’unité nationale ». La période d’après les élections couplées,  présidentielle et législatives, vient désormais comme « un jour nouveau qui s’est levé pour votre pays avec des institutions démocratiques, la séparation des pouvoirs, l’Etat de droit et les perspectives que vous offre la bonne gouvernance », dit-il en faisant allusion également à cette option qu’essayera le Bénin en 2026.

« L’enjeu aujourd’hui est de faire du Bénin une démocratie plus forte, une véritable démocratie à la base, et non de façade, capable de nous transformer de l’intérieur et d’impacter positivement les conditions de vie de nos populations qui commencent à désespérer de la démocratie qui ne booste pas le développement ». 

Louis Vlavonou

Sujets faisant l’actualité, les défis sécuritaires, sanitaires et de développement inclusif ont constitué également le trame du discours du président Louis Vlavonou. Il a souligné les conséquences dramatiques qu’ont les actes de terrorisme sur le développement des nations africaines et l’urgence pour les parlementaires de prendre leur responsabilité. « Notre responsabilité à nous, parlementaires, est de nous montrer à la hauteur du

défi sans précédent, celui de créer une nouvelle réalité fondée sur la paix, l’égalité et la prospérité partagée pour tous à travers un parlementarisme de développement », a-t-il reconnu. Et cela passera indubitablement par l’adoption des lois, le vote des crédits budgétaires et du contrôle de l’action des gouvernements. « La reddition des comptes étant notre apanage », ajoute Louis Vlavonou.

Relancer l’économie et assurer la protection de l’enfance

«Les défis à relever par notre continent en 2021 ne sont pas que politiques et sécuritaires », martèle l’invité de Alassane Bala Sakande. Ces défis concernent aussi la relance de l’économie nationale et le renforcement de sa résilience face aux chocs exogènes dont la pandémie de la Covid 19 figure au rang des préoccupations. En plus de cela, il faudra préparer le monde de demain en assurant la protection des enfants appelés à construire le futur pour les générations après eux.

Mais le phénomène de la traite et du travail des enfants étant des réalités qui perdurent, il y a lieu d’agir. « Sur tous ces points, les parlementaires que nous sommes, devons-nous en préoccuper et constamment ; les causes étant communes », a fait comprendre Vlavonou en réaffirmant l’ouverture de son parlement à toutes formes de coopérations. Il faut rappeler que le président du parlement béninois n’a pas occulté d’exprimer sa considération et sa gratitude au président de l’Etat burkinabé, Roch Marc Christian Kabore qui l’a reçu en audience ce mercredi.

Par LME

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