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jeudi , septembre 23 2021

Sébastien Ajavon : l’USL réagit à sa condamnation, parle d’un engagement non honoré par Talon

Sébastien Ajavon, homme d’affaires béninois, président d’honneur du parti USL

La Cour de répression des infractions criminelles et du terrorisme (Criet) a condamné Sébastien Ajovon à une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’amendes. Un verdict  qui, aux yeux du parti politique de l’homme d’affaires béninois, est une « nouvelle instrumentalisation de la justice ».

L’homme d’affaires et opposant béninois, Sébastien Ajavon a été une nouvelle fois condamné par la justice béninoise. Après cette décision de la Cour de répression des infractions criminelles et du terrorisme (Criet), le parti de l’homme actuellement en exil, a réagi dans la soirée du mardi 02 mars 2021, pour donner sa version des faits qui sont reprochés à leur leader. Ce dernier a été reconnu coupable d’usage de fausses attestations et escroquerie.

Dans un communiqué qui circule sur les réseaux sociaux, l’Union sociale libérale (USL) estime que ce jugement frise une « instrumentalisation de la justice béninoise contre Sébastien Ajavon ». Selon le parti, il s’agirait plutôt d’une injustice que subit leur leader dans cette affaire qui remonte  en 2013 et dont la justice, précisons, a été saisie par une plainte en 2017. En effet, le dossier dans lequel le multimilliardaire béninois, alors Administrateur général de la société COMON SA a saisi la justice contre l’Etat, précise le communiqué¸ avait été tranché en sa faveur obligeant l’Etat à réparer les préjudices subis.

« Afin d’éviter de payer les dommages et intérêts qui s’élevaient à environ 50 milliards, l’Etat était entré en négociation avec ladite société [COMON SA, ndlr]  et un protocole d’accord a été signé le 31 décembre 2014 aux termes duquel l’Etat a reconnu devoir environ 13 milliards, ce qui ne représentait que le principal, étant donné que dans les accords la société COMON SA a consenti ne plus percevoir les dommages et intérêts », explique le communiqué qui précise que le protocole d’accord signé à cet effet a été enregistré au niveau du Tribunal de Première Instance de Cotonou.

Et puis après ?

L’affaire était ainsi tranchée. L’administration Boni Yayi a fait l’option d’un paiement échelonné par des certificats de détaxe, rappelle l’USL. Ce qui aurait été honoré jusqu’à la survenue de l’affaire de trafic de drogue dans laquelle Sébastien Ajavo a été condamnée, le jeudi 18 octobre 2018, à 20 de prison et à 5 millions de FCFA d’amende avec un mandat d’arrêt international émis contre lui.

« A partir de ce moment le gouvernement dirigé par Patrice Talon n’honore plus l’engagement de l’Etat », a fait savoir le parti dans son communiqué.

Une situation que l’Union sociale libérale a du mal à comprendre et se pose beaucoup de questions à ce sujet. Au demeurant, elle voudrait pouvoir compter sur la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, saisie du dossier depuis juin 2020. « Sa décision est attendue pour rétablir le droit acquis de l’intéressé par des décisions de justice devenues définitives », espère le parti USL dont Sébatien Ajavon est le président d’honneur.

Par Emmanuel M. LOCONON

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