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lundi , septembre 20 2021

Covid-19 : disparition du dernier d’un peuple entier de l’Amazonie

Le dernier survivant du peuple Juma mort de la Covid-19 @Marcio James/AFP

La pandémie de Covid-19 continue de faire des victimes à travers le monde. Au Brésil, le dernier survivant d’un peuple autochtone, un octogénaire a succombé le 17 février dernier.

C’est un événement tragique en Amazonie. Amoim Aruká, le dernier homme issu du peuple Juma a rendu l’âme des suites de la Covid-19. Il s’est éteint à l’âge estimé de 86 ans.

L’homme a survenu après autant d’épreuves auxquelles a été soumis son peuple depuis le début du XXe siècle où la population était 15000 avant que le malheur ne s’abatte sur eux. Un génocide perpétré au début du siècle dernier, vécu par le disparu, a réduit le nombre de la population et, ajouté au massacre orchestré en 1964 par des commerçants intéressés par le sorgho des Jumas, seulement sept (07) personnes resteront. Des événements horribles et macabres qui ont laissé ce peuple amazonien vide d’hommes.

Grâce à la résistance et la ténacité du regretté Amoim Aruká, la ratification pour la délimitation du territoire Juma en tant que Terre indigène (TI) sera actée en 2004 et reconnue par la loi fondamentale. En ce moment, les quelques survivants de ce passé éprouvant se réorganisaient pour la reconstruction de leur peuple dévasté. Malheureusement !

Pour la Coordination des organisations indigènes de l’Amazonie brésilienne (Coiab), la mort de Amoim Aruká est un « événement tragique ». Dans un communiqué dont la rédaction de La Primeur a pris connaissance du contenu, les responsables de la Coiab déplorent le mutisme du gouvernement face à leur cri d’alarme pour préserver les derniers hommes du peuple.

« La Coiab et l’Apib (l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil) ont averti que les peuples autochtones récemment contactés étaient extrêmement menacés. Le dernier survivant du peuple Juma est mort. Une fois de plus, le gouvernement brésilien a fait preuve de négligence criminelle et d’incompétence », peut-on lire dans le communiqué. Ils estiment donc que le pouvoir central « a assassiné » l’homme. « C’est une perte dévastatrice et irréparable », regrettent les responsables de la Coiab et de l’Apib.

Par Emmanuel M. LOCONON

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