JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
jeudi , octobre 21 2021

Présentation de vœux à Patrice Talon : « Les défis à relever par notre pays en 2021 ne sont pas que politiques », Louis Vlavonou

Les institutions de l’état béninois ont présenté, jeudi 21 janvier 2021, leurs vœux de nouvel an au chef de l’Etat Patrice Talon. Portant la voix des présidents desdites institutions, la première autorité parlementaire a prononcé un discours à travers lequel il revient sur les actions passées, projette l’avenir et formule ses meilleurs vœux au Président de République ainsi qu’à sa famille. En présence de ses collègues des autres institutions, du corps diplomatique accrédité au Bénin et des Forces de défense et de sécurité, il a insisté aussi sur le fait que la nouvelle année est celle de défis dans pratiquement tous les et non seulement politique.

Lire l'intégralité du discours du président Louis Vlavonou 

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement ;
Madame et Messieurs les Président des institutions de la République ;
Messieurs les Ministres d’Etat ;
Mesdames et messieurs les Ministres ;
Honorables Députés à l’Assemblée nationale, chers collègues ;
Madame la grande chancelière de l’Ordre National du Bénin ;
Distingués invités, Mesdames et Messieurs

Tout comme de millions de nos compatriotes, nous avons bénéficié de cette immense et exceptionnelle grâce divine nous permettant d’effectuer un passage pacifique interannuel. Nous laissons donc, depuis quelques jours, 2020 dans l’histoire et nous tournons nos regards vers l’avenir qu’incarne 2021.
Je suis donc heureux de vous présenter, au nom de l’ensemble des présidents des institutions constitutionnelles de la République ici réunis, nos vœux les plus sincères et les plus chaleureux pour cette année 2021, les vœux les plus affectueux à vous, à votre famille et singulièrement à votre chère épouse Claudine ainsi qu’à vos enfants et petits-enfants.
Monsieur le Président de la République,
Dans quelques mois, plus précisément le 11 avril prochain, le peuple béninois, détenteur de la souveraineté nationale est appelé aux urnes pour élire le président et le vice-président de la République. L’organisation régulière de cette présidentielle, la sixième de l’ère du Renouveau Démocratique, est le signe de la vitalité de notre démocratie. La prochaine élection permettra au pays et à ses institutions d’expérimenter le parrainage des candidatures adopté par le législateur, Constituant dérivé. En effet, aux termes de l’article 44 nouveau de la Constitution du Bénin, pour être acceptée, une candidature aux fonctions du duo présidentiel doit recevoir l’accord d’un nombre minimal d’élus dans les conditions fixées par la loi. Ainsi, la loi n° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République du Bénin en son article 42 dispose : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République ou vice-président s’il n’est dûment parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble des députés et des maires ».
L’instauration d’un dispositif de parrainage vise à limiter le nombre de candidats à l’élection présidentielle afin d’éviter des candidatures fantaisistes ou celles défendant des intérêts locaux. L’objectif est donc clair et légitime. Il s’agit en effet de permettre une meilleure lisibilité du scrutin et d’éviter un éparpillement des voix. Aussi, me paraît-il utile d’insister sur le fait que le parrainage voulu par le législateur reste un acte volontaire, personnel sans aucun marchandage ni rémunération. C’est le lieu de saluer la Commission électorale nationale autonome (CENA), qui récemment a pris toutes les dispositions utiles pour une mise en œuvre opérationnelle sans faille de cette réforme électorale.
Monsieur le Président de la République ;
Les défis à relever par notre pays en 2021 ne sont pas que politiques. La relance de l’économie nationale et le renforcement de sa résilience face aux chocs exogènes figurent au rang des préoccupations de la République.
Monsieur le Président de la République,
L’espoir que suscite en nous 2021 ne nous empêche pas de jeter un regard rétrospectif sur l’année passée. En effet, 2020 a été comme aucune année auparavant marquée par des incertitudes et bouleversements importants. La fermeture des frontières terrestres du Nigéria, durant plus d’une année, a finalement eu un impact très limité sur l’économie de notre pays grâce à la qualité de votre gouvernance.
La crise sanitaire mondiale, due à la survenue de la pandémie meurtrière du Covid-19, a surpris les grandes puissances et a sérieusement éprouvé nos capacités de résistance et de résilience.
Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le continent africain ne pourra pas mener une campagne généralisée de distribution de vaccins anti-covid, avant le deuxième trimestre, voire le milieu de cette année, en raison des défis liés à l’accès aux vaccins et à leur distribution. Or, il est évident que la disponibilité du vaccin pour tous y compris pour les pays pauvres et les pays à revenu intermédiaire demeure la condition sine qua non pour l’éradication de ce terrible fléau qui décime l’humanité.
C’est pourquoi, le Pape François appelle le monde entier à une fraternité concrète, dépassant la famille, l’ethnie, la religion, la langue et la culture, je le cite : « Face à un défi, qui ne connaît pas de frontières, on ne peut ériger de barrières. Nous sommes tous dans le même bateau. » (Message Urbi et Orbi de Noel 2020)
Pour faire face à ce fléau qui s’inscrit dans la durée, les institutions de la République ont dû s’adapter à ce contexte d’incertitude de propagation pour faire face à l’adversité qu’il constitue.
C’est le lieu de vous dire notre réelle admiration pour avoir su prendre rapidement des mesures inédites, qui ont permis à notre pays de juguler cette crise sanitaire et d’en limiter les impacts sociaux et économiques, contrairement à ce qui s’observe dans maints pays, y compris ceux qui disposent de gros moyens.
Monsieur le Président de la République ;
En dépit de ce contexte délétère, les institutions de la République, dans un esprit de responsabilité et de sacrifice, ont continué à fonctionner normalement en respectant les consignes des autorités sanitaires, donnant toujours le meilleur d’elles-mêmes pour maintenir le cap du développement de notre pays. En effet, après le dialogue politique, tenu du 10 au 12 octobre 2019, le peuple était invité aux urnes, le 17 mai 2020, dans le cadre des élections communales et municipales.
Lesdites élections ont connu la participation de plusieurs formations politiques qui ont pu se conformer aux exigences de la réforme du système partisan. Il convient de saluer l’ambiance de paix et de convivialité qui a marqué le scrutin malgré la grande psychose créée par la crise sanitaire. Il convient également de saluer l’expertise de la Commission électorale nationale autonome, qui encore une fois, a témoigné au peuple béninois, et au reste du monde, la vitalité de notre démocratie, à travers le renouvellement de nos institutions.
La Cour constitutionnelle, organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, garant des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques, a poursuivi ses réformes internes. En effet, les recours connaissent un traitement accéléré. Les audiences publiques sont régulières et transparentes. Elle s’apprête, conformément à ses missions constitutionnelles à veiller sur la régularité de l’élection du président et du vice-président de la République, ainsi qu’à l’examen des réclamations et des irrégularités qu’elle relèvera par elle-même.
Outre la maturité du peuple, la gestion rapide du contentieux issu du scrutin par la Cour suprême mérite d’être relevée, ceci malgré l’effectif très insuffisant des magistrats. C’est le lieu de saluer les récentes nominations de magistrats en Conseil des ministres pour combler ce vide qui a longtemps duré.
Au titre des préoccupations de la Cour suprême, il convient de :

– tout mettre en œuvre pour une transition harmonieuse de la Chambre des Comptes vers son nouveau statut de Cour des comptes et son installation à son siège à Porto-Novo ;

– améliorer les conditions matérielles de travail des services judiciaires au sein des commissariats de la Police républicaine.
Il me plaît de rappeler une fois encore que la Haute cour de justice installée depuis février 2001 n’a jusque-là pas pu juger de responsables au plus haut niveau de l’État. Pourtant des scandales politico-financiers, des affaires de corruption et autres malversations continuent de défrayer la chronique. La condition essentielle pour l’opérationnalisation de la Haute cour de justice réside dans l’amendement urgent des textes qui la régissent. Je reste persuadé que l’Assemblée nationale reste disponible à accompagner le Gouvernement dans les réformes nécessaires afin de redynamiser cette institution.
Le Conseil économique et social, conformément à ses missions constitutionnelles, a été saisi par votre gouvernement et l’Assemblée nationale sur plusieurs avis relatifs à des questions d’intérêt national et international. Les analyses approfondies et pertinentes des sujets d’auto saisines et les recommandations qui en ont découlé, ont constitué la précieuse contribution des conseillers à l’œuvre d’édification de notre Nation. Il s’agit notamment de la problématique de l’économie bleue au Bénin, de la modernisation de la gestion des déchets solides ménagers, de la chefferie traditionnelle, du développement des micros, petites et moyennes entreprises, des énergies renouvelables, de la protection et de la prise en charge des personnes du troisième âge.
Monsieur le Président de République,
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication dans sa mission constitutionnelle de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi, a assuré avec vigueur et efficacité le suivi déontologique des médias. En raison de la Covid-19, elle a organisé et géré pour la première fois dans le cadre des élections municipales et communales du 17 mai 2020, une campagne électorale exclusivement médiatique avec un traitement égalitaire dans les médias tant du service public que du secteur privé à tous les partis politiques en lice. De même, au cours de cette année, la HAAC a lancé un appel à candidatures pour l’attribution de fréquences aux promoteurs de radiodiffusions sonores privées et s’attèle au lancement de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) en République du Bénin.
Monsieur le Président de la République À ce jour, l’Assemblée nationale a examiné pour le compte de l’année 2020, trente-huit textes de loi et ce, malgré le contexte lié au Covid-19 qui nous a imposé des mesures barrières spécifiques au sein de l’Hémicycle, lieu privilégié de nos débats.
Il s’agit entre autres, des textes de lois majeurs ci-après :

le code des investissements en République du Bénin ;

le code d’électricité en République du Bénin ;

le code portant modernisation de la justice en République du Bénin ;

la loi relative au projet de construction de pipeline d’exportation d’hydrocarbure Niger-Bénin ;

la loi organique sur la Cour des comptes en République du Bénin ;

la loi sur la biosécurité ;

la loi sur les produits pharmaceutiques. Dans ce chapitre, le vote par l’Assemblée nationale à bonne date précisément le 8 décembre 2020, de la loi n° 2020-33 portant loi de finances, gestion 2021 qui s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 2452, 92 milliards de francs CFA avec une projection d’un taux de croissance de 6% du PIB, est porteur d’espoir et mérite d’être évoqué et salué.
Monsieur le Président de la République Il me plaît enfin de saluer la tournée nationale que vous avez initiée dans le cadre de la réédition de compte de votre gestion et des réalisations du quinquennat au peuple béninois dans toutes les communes de notre pays.
En effet, la reddition de compte est une obligation et devrait être le réflexe naturel de tous ceux qui sont investis d’un pouvoir de décision et soucieux de la sacralité et de l’inviolabilité des biens communs. Par ailleurs, cette tournée-bilan vous a certainement permis de mesurer, par vous-même, l’impact des réformes courageuses que vous avez opérées et les gros travaux d’infrastructures que vous avez engagés durant votre quinquennat qui s’achève dans quelques mois.
Je reste convaincu que cette année 2021 soit pour notre pays dont vous avez la charge, une période qui lui permette de renouer avec une croissance économique durable sans laquelle il ne peut y avoir baisse du taux de chômage, ni véritable cohésion sociale, encore moins le développement auquel aspire son peuple.
Je reste persuadé que sous votre conduite éclairée, le Bénin poursuivra sa marche irréversible vers un développement durable et que cette année 2021, tout comme en 2016, notre pays saura encore étonner le reste du monde, par la réussite de l’organisation de l’élection du Président de la République dans la paix et la sérénité.
Monsieur le Président de la République
Il ne me reste, qu’à vous réitérer à l’aube de cette année 2021, au nom de la Représentation nationale, au nom des institutions constitutionnelles de la République, et en mon nom propre, à vous-même, à votre épouse, à votre famille, et à vos collaborateurs, une bonne santé, la paix et la joie en vue du succès de vos actions à la tête de notre pays.
Daigne le Saint-Esprit déverser sur vous ses dons de sagesse, d’intelligence et de discernement pour l’atteinte des objectifs à vous assignés par le peuple.
Bonne, heureuse et sainte année 2021.

Je vous remercie.

À propos laprimeur

Check Also

UDBN-BR : précisions sur le congrès de fusion

Tout se met progressivement en place pour officialiser la fusion annoncée entre le Bloc Républicain …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

COVID-19
Aller à la barre d’outils