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vendredi , juin 25 2021

En Afrique, « l’école n’est pas objective »: Le franc-parler d’un géostratège

Jean-Paul Pougala

Enseignant de Géostratégie africaine à l’Institut supérieur de Management (ISMA) à Douala au Cameroun, Genève en Suisse et Tianjin en Chine, Jean-Paul Pougala est un objecteur de conscience. Défenseur d’une Afrique indépendante, il n’est pas en phase avec ce que transmet l’école africaine aux africains.

Il est l’un des rares intellectuels africains dont le cerveau est toujours en ébullition. Jean-Paul Pougala, puisque c’est de cet économiste camerounais qu’il s’agit, revient encore dans sa leçon du 11 décembre 2020, postée depuis Casablanca via ses canaux digitaux, sur les incohérences que continue de trimbaler l’école africaine d’après la colonisation et les dirigeants du continent. Il dit ne pas comprendre les politiciens dans leur logique de permettre à ce que des livres d’histoire écrits ou édités par les « bourreaux » soient utilisés pour éduquer les enfants africains issus de ce qu’il appelle traumatisme de l’esclavage et de la violence coloniale. C’est «criminel », a-t-il affirmé.

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« Je n’ai jamais compris Comment un africain peut-il être aussi crédule pour désigner lui aussi le plus grand crime contre l’humanité, qu’est l’esclavage, des européens contre leurs victimes noires : « Traître Négrière » ou plus édulcoré, « Commerce Triangulaire » ? », a déploré l’enseignant très adulé à travers le monde entier pour sa densité intellectuelle.

«Si vous avez enseigné à un enfant que 5 siècles d’esclavage et de violence coloniale n’étaient qu’une simple parenthèse de l’histoire et n’ont rien à voir avec sa pauvreté d’aujourd’hui, attendez-vous qu’il trouve comme souffre-douleur, une autre tribu, un bouc émissaire dans sa famille ou son propre voisin et il sera en bonne foi convaincu que son malheur disparaîtrait si ce voisin venait à disparaître. Et là, ce sera trop tard, car à la place des cerveaux, ce sont les couteaux et les machettes qui risquent de parler. », Jean-Paul Pougala.

Une dépendance déguisée

Jean-Paul Pougala ne partage pas du tout cette tendance des intellectuels africains devenus hommes politiques, à continuer à attribuer aux rues, aux écoles et aux bâtiments publiques des noms de figures étrangères ayant pourtant pris part selon lui à la violence coloniale. « Je n’ai jamais compris comment était-ce possible que les intellectuels africains qui ont pris le pouvoir en Afrique n’ont pas compris que toutes les écoles, tous les hôpitaux qui portent les noms des saints européens en Afrique contribuaient à une méthode subtile utilisée par les européens pour imposer dans la conscience collective en Afrique, leur supériorité et induire l’africain dans un complexe d’infériorité intériorisée », continue-t-il à se demander.

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Sur la base de tout cela, l’enseignant en vient à la conclusion que l’histoire n’est pas neutre et que « l’école n’enseigne jamais l’objectivité ». La solution, elle est là. « Une nation commence à préparer son avenir, pour devenir une terre prospère, estime Jean-Paul Pougala, le jour où elle comprend que la qualité et l’orientation de l’enseignement qu’on prodigue aux enfants sont le ciment de la Fondation de la conscience collective de demain ».

Par Emmanuel M. LOCONON

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