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vendredi , juin 25 2021

Etudes supérieures au Bénin : « Il faut que l’étudiant, dans ses choix, tienne davantage compte de ces opportunités qui s’offrent à lui », Maxime da Cruz

Maxime da Cruz, Recteur de l’UAC

La réponse à la question de l’orientation des nouveaux bacheliers n’est pas pour demain. Tout comme l’a fait le recteur Maxime da Cruz lors d’un point de presse tenu le mercredi 16 décembre passé, des propositions continuent toujours d’être émises pour corriger le tir et vaincre le chômage.

On se bat pour avoir le baccalauréat et ensuite le plus dur commence. Le plus dur, c’est bien entendu le choix à opérer pour mieux réussir sa vie. Pour la plupart, les nouveaux bacheliers, par suivisme, décident de s’inscrire à l’université et très souvent dans des filières qui se révèlent aujourd’hui caduques parce qu’en déphasage avec le marché de l’emploi.

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Quand on sait aussi que de plus en plus à l’université d’Abomey-Calavi notamment, le problème de places se pose avec acuité et que beaucoup sont malheureusement recalés à la phase de sélection, il y a lieu selon le recteur Maxime da Cruz de penser autrement.  « … il faut réfléchir aux opportunités qu’il faut offrir à tout ce grand nombre d’étudiants qui pour certains, sont appelés à choisir des filières juste par conformisme », suggère l’autorité rectorale lors de son point de presse du mercredi passé en prélude à la célébration du cinquantenaire du haut lieu du savoir.

Des choix raisonnables basés sur des opportunités

Parlant de réflexions à mener pour sortir les jeunes béninois de l’ornière, le professeur de linguistique propose déjà que l’étudiant, dans son choix, tienne davantage compte des opportunités qui s’offrent à lui. « Si je fais cette formation, qu’est-ce que j’ai la possibilité d’avoir comme opportunité ? Quels sont les moyens qu’elle me donne à moi-même, de créer des opportunités ? Donc il faut de plus en plus nous préparer à ce qu’on appelle des « formations aux métiers ». Il parle par exemple de l’électricité, la plomberie, la couture et autres métiers artisanaux dans lesquels peuvent se spécialiser des jeunes bacheliers de façon formelle.  Ce qui rassure selon lui, c’est le fait que ces secteurs se trouvent aujourd’hui formalisés surtout avec le « Certificat de qualification professionnelle ».

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« Pour dégrossir un peu donc l’effectif, il faut offrir les possibilités du choix alternatif aux bacheliers, leur faire comprendre que l’université est saturée en termes de capacité à héberger, à accepter les bacheliers. Il faut leur donner des possibilités. On ne peut pas leur demander de faire tous les choix. Il faut leur donner les structures qui peuvent les accueillir pour leur offrir la possibilité du choix alternatif. L’Université a fait son chemin. Elle est dans le processus d’actualisation de ses offres pour tenir compte davantage des besoins du marché », a proposé le successeur de Brice Sinsin.

En dépit des efforts fournis dans ce sens, des plaintes et observations critiques n’en manquent pas. Chose normale selon le Recteur qui dit avoir besoin également de ce feedback de la part des entreprises qui exploitent les ressources formées afin d’ajuster les choses pour corriger ce qui doit être corrigé.

Par Emmanuel M. LOCONON

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