JavaScript must be enabled in order for you to see "WP Copy Data Protect" effect. However, it seems JavaScript is either disabled or not supported by your browser. To see full result of "WP Copy Data Protector", enable JavaScript by changing your browser options, then try again.
mardi , septembre 21 2021

Félix Iroko : Ce pourquoi le feu professeur d’histoire prenait souvent Zém ou marchait

Félix Iroko

L’un des aspects de la vie du professeur feu Félix Iroko qui a le plus attiré l’attention est bien sa simplicité. Plusieurs de ses proches ont souligné cette qualité de l’historien et sur le plateau de la radio communautaire de Kétou ce mercredi 10 décembre 2020, les doctorants en Histoire, Guy Salako et Nicodème Faleroun y sont revenus notamment sur les raisons pour lesquelles leur ancien professeur marchait ou prenait zém très souvent.

« Quand vous le voyez à l’université, il est avec ses documents dans ses bras et quand vous l’approchez pour dire, monsieur le professeur je veux vous aider à prendre ça, il vous refuse. A des moments donnés, on risque même de le confondre, on le confond même à un étudiant si vous ne le connaissez pas », a témoigné Nicodème Faleroun. Ce côté atypique du grand professeur d’histoire du Bénin continue d’étonner même après sa mort. D’aucuns se demandent toujours pourquoi une personnalité de ce rang choisirait de vivre dans une totale sobriété alors même qu’elle a la possibilité de s’offrir tout le luxe qu’elle désire.

LIRE AUSSI Drame à Godomey : Un cadavre retrouvé au bord de la voie ce matin

Le doctorant semble avoir une réponse à cette inquiétude de plus d’un qui ont vu circuler à pied l’éminent professeur. A l’en croire, Félix Iroko se mettait en réalité à la place de tout le monde. « On ne peut pas dire que parce qu’on est professeur d’université, que ceux-là qui prennent taxi sont inférieurs à nous », a martelé Nicodème Faleroun en faisant allusion à l’universitaire qui, effacé et modeste, avait pour seule obstination d’apporter sa contribution à la science au lieu de montrer à tout le monde d’un air hautain qu’il est professeur titulaire.

Quant à lui, Guy Salako estime que choisir de marcher n’est pas synonyme de l’expression de sa pauvreté. En optant pour ce style de vie, dit-il, le professeur voudrait  « être avec ceux dont il est en train de raconter l’histoire, car des vitres de son véhicule, sera-t-il en contact de la réalité ? Donc c’est quelqu’un qui veut être au contact de la réalité quotidienne », a justifié le doctorant. Ancien étudiant de l’historien, il l’a vu. « Il n’hésite pas à aller à pied quand il faut aller à pied. Il n’hésite pas à prendre zémidjan quand il faut prendre zémidjan », a-t-il témoigné en ajoutant aussi qu’il arrivait aussi parfois au défunt de monter dans la bâchée de son autre collègue et ami sans gêne. « C’est quelqu’un qui vit simplement malgré son niveau de culture et son niveau de production intellectuelle », finira par conclure Guy Salako.

LIRE AUSSI HOMMAGE AU PROFESSEUR : « Félix Abiola IROKO est un abîme de science, un travailleur », Debourou Mama Djibril

Etrangement, c’est par-là même que la mort est venue faucher l’éminent professeur de l’université d’Abomey-Calavi. Le 13 novembre 2020, il a perdu la vie au détour d’un accident de circulation. Il sera enterré le samedi prochain. Des hommages lui seront rendus le vendredi dans la soirée au hall des arts de Cotonou par ses confrères de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin (ANSALB).

Par Emmanuel M. LOCONON

À propos laprimeur

Check Also

«Les véritables maîtres ne croient jamais avoir atteint la maitrise…». Louis Vlavonou

Louis Vlavonou sur le terrain ce jeudi 3 août 2021/ Formation des éléments du Groupement …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

COVID-19
Aller à la barre d’outils