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lundi , octobre 18 2021

Protection de l’enfance : 31 ans après l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, un bilan mitigé

Le monde entier commémore ce vendredi 20 novembre 2020 la journée mondiale de l’enfance. Un événement qui coïncide avec la célébration du 31è anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits des enfants.

Droit des enfants, Unicef

On était en 1989. L’Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 44/25 du 20 novembre 1989 adoptait la Convention relative aux droits de l’enfant. Le texte entré en vigueur le 02 septembre 1990 conformément à l’article 49, « consacre le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques, d’être protégé contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle et de ne pas être séparé de sa famille ».  

De 1989 à aujourd’hui, il est difficile d’affirmer que les violences faites aux enfants à travers le monde entier ont diminué. Les faits sont là et peuvent en témoigner. En effet, l’on continue d’observer ici ou ailleurs que de nombreux enfants croupissent toujours  sous le poids des traitements inhumains à eux infligés par des adultes.  

Pas plus tard que dans le mois de mai 2020 au Bénin, par le biais des médias locaux, l’on a appris l’arrestation de deux parents pour avoir sérieusement maltraité leur petit garçon du fait de la disparition de 1500F. Il n’y a pas longtemps aussi, une dame, marâtre d’un enfant de 6 ans a été condamnée pour la maltraitance de ce dernier. Elle  nourrissait le petit enfant de matière fécale. Ainsi, les cas sont légions et méritent d’être traités avec toute l’attention due.

La Covid-19 qui a compliqué encore les choses

Selon Europe 1, les violences et maltraitances exercées sur les enfants ont décuplé dans la période de la pandémie de coronavirus en France. « En ce deuxième confinement, la situation des enfants victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques s’aggravent encore, notamment le week-end, lorsque les familles sont enfermées chez elles », a précisé le média.

Dans une lettre ouverte adressée le 16 novembre au président Emmanuel Macron et dont notre rédaction a pu avoir copie, les signataires dressent un bilan mitigé du respect des droits des enfants dans le pays. Une situation qui selon Isabelle Moret, Directrice générale de SOS Villages d’Enfants et les siens, se trouve compliquée depuis l’arrivée de la pandémie.

« Et la crise va continuer d’affecter les enfants dans les temps à venir : au total, ce sont 150 millions d’enfants supplémentaires qui risquent de se retrouver en situation de pauvreté dans le monde à l’horizon fin 2020 en raison des conséquences économiques de la pandémie de la COVID-19 », a prévenu la Dynamique « De la Convention aux Actes ! ».

Le travail des enfants, une pratique à peau dure

Selon l’article 1er de la Convention relative aux droits de l’enfant, « un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ». Dans ce sens, le droit positif béninois fixe l’âge minimum du travail à 14. Le législateur précise que les enfants entre 12-14 ans peuvent être engagés pour effectuer le travail domestique et le travail temporaire ou saisonnier si elle n’interfère pas avec leur scolarité obligatoire.

Mais dans la pratique,  les dispositions de la loi ne sont pas respectées  comme cela se doit puisque sur le terrain il y a toujours l’obstination des adultes à faire  travailler des enfants dans le but de se faire d’économie. A cela s’ajoute l’insertion précoce de beaucoup d’enfants dans les ateliers d’apprentissages des métiers artisanaux et autres. Un tour dans plusieurs coins de rues de plusieurs villes du Bénin laisse voir l’ampleur de la situation. De petits enfants sortis très tôt des écoles sont prématurément déposés dans les ateliers de coiffures, soudure, mécanique et autres.

Toutes choses qui contrastent avec les textes en vigueur et notamment avec l’article 26 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule en son alinéa 1 :

« Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite ».

En dépit des nombreux efforts que déploient les dirigeants, le respect des droits des enfants tarde toujours à entrer dans les habitudes. Il faut donc une prise de conscience de la part des uns et des autres pour repousser loin la banalisation des droits de ces chérubins, l’avenir du monde.

Emmanuel M. LOCONON

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